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SIXIEME
SERMON
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Dieu
nous
honore
ainsi,
sans
que
nous
en
soions
dignes,
faut-il
encore
que
nous
soions
paresseux,
pour
nous
emploier
par
dessus
toutes
nos
vertus,
voire
selon
la
grace
qu'il
nous
aura
faite,
et
selon
nostre
faculte:
et
qu'encore
nous
barguignions
avec
lui?
Voila
comme
les
fideles
se
doivent
inciter:
et
que
ce
soit
aussi
pour
nous
apprendre
a
continuer
tousiours
de
cheminer
en
crainte
et
solicitude,
quand
nostre
Seigneur
nous
monstre
que
ceux
lesquels
il
appelle,
souvent
se
rendent,
et
se
monstrent
indignes
de
leur
vocation.
Afin
donques
que
nous
ne
le
tentions
pas,
et
que
nous
soyons
prests
a
recevoir
ce
qu'il
nous
enseigne,
voila
pourquoy
il
est
dit
qu'il
remunere
nos
services:
non
pas
que
nous
meritions
aucun
salaire.
Car
(comme
i'ay
desia
dit)
il
ne
faut
pas
ici
entrer
en
dispute
de
ce
que
nous
pouvons
faire:
car
nous
ne
pouvons
rien
du
tout,
et
mesme
ce
que
nous
avons
fait
par
la
grace
de
Dieu,
ne
merite
nulle
recompense:
car
Dieu
le
peut
condamner
a
iuste
titre.
Mais
il
est
question
que
Dieu
accepte
de
sa
pure
liberalite
ce
que
nous
faisons,
pour
nous
donner
meilleur
courage.
Et
chacun
doit
appliquer
ceci
a
son
profit,
quand
nous
sentons
que
nous
sommes
retardez
a
bien-faire
par
nostre
nonchalance
et
paresse.
Voila
donc
en
somme
ce
que
nous
avons
ici
a
retenir.
Or
quand
il
est
dit,
qu'Abraham
a
obei
a
la
voix
de
Dieu:
c'est
pour
nous
monstrer
la
vraie
regle
de
bien
vivre,
afin
que
chacun
ne
se
forge
point
ses
devotions
a
part,
comme
nous
avons
accoustume
de
faire.
Car
quand
les
hommes
veulent
servir
a
Dieu,
que
sont-ils?
Ils
se
donnent
licence
de
vivre
a
leur
poste,
et
mesprisent
tout
ce
que
Dieu
commande.
Qu'est-ce
qu'on
appellera
Service
de
Dieu
en
la
Papaute?
Ce
que
les
hommes
ont
invente
de
leur
folle
cervelle.
Car
quand
on
aura
bien
ramasse
toutes
ces
basteleries
qui
se
font
la,
si
on
dit
que
Dieu
est
bien
servi
et
honore
et
cependant
qu'on
ne
face
rien
de
tout
ce
qu'il
a
commande,
et
qu'on
le
mesprise,
il
en
avient
comme
il
s'en
plaint:
c'est
assavoir,
que
les
hommes,
a
cause
de
leurs
traditions,
reiettent
ce
qui
leur
estoit
ordonne.
Puis
qu'ainsi
est
donc,
que
nous
sommes
si
enclins
de
vouloir
mettre
en
avant
nos
folles
imaginations,
apprenons
quand
l'Escriture
nous
parle
de
bien
vivre,
et
sainctement,
quand
elle
nous
parle
de
la
perfection
que
Dieu
approuve,
c'est
de
obeir
a
sa
voix:
comme
aussi
il
nous
le
monstre
par
son
Prophete,
Vous
ay-ie
demande
que
vous
me
offriez
sacrifice?
Or
il
est
certain
que
Dieu
l'avoit
bien
demande.
Et
pourquoy
donc
Ieremie
parle-il
ainsi?
C'est
pour
monstrer
que
Dieu
ne
se
y
arreste
pas.
Quoy
donc?
Qu'on
obeisse
a
sa
voix,
dit-il.
Voici
donc
le
principal,
et
par
ou
il
faut
commencer,
et
c'est
aussi
bien
la
fin
ou
il
nous
faut
tendre.
C'est,
que
Dieu
ait
l'authorite
de
nous
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