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DE
IACOB
ET
ESAU.
est
presente
par
l'Evangile,
aussi
faut-il
que
nous
Pacceptions:
et
si
nous
demeurons
incredules,
c'est
autant
comme
si
nous
fermions
la
porte
a
toutes
ses
graces.
Puis
qu'ainsi
est
donc,
que
de
si
long
temps
Dieu
a
ordonne
tout
ce
qui
appartenoit
a,
nostre
salut,
et
qu'au
temps
de
plenitude
(comme
saint
Paul
l'appelle)
Iesus
Christ
est
apparu,
et
qu'il
a
este
testifie
suffisamment
qu'il
estoit
ceste
semence
benite,
en
laquelle
il
nous
faut
cercher
tous
biens:
que
nous
venions
aussi
la
avec
une
telle
promptitude
de
foy,
et
un
tel
zele,
que
nous
ne
soions
point
forclos
par
nostre
malice
et
incredulite
que
Dieu
n'accomplisse
en
nous
ce
qui
est
ici
prononce,
que
nous
ne
tendions
a
lui,
pour
avoir
la
ratification
de
sa
promesse.
Avisons
di-ie
que
nul
ne
s'empesche
par
son
propre
vice
et
par
sa
faute.
Finalement
il
est
dit,
Que
Dieu
ratifiera
son
serment
avec
Isaac,
d'autant
qu'Abraham
avoit
obei
a
la
voix
de
Dieu,
qu'il
avoit
garde
ses
commandemens,
ses
statuts,
ses
observations
et
ses
loix.
Yci
le
serment
est
reitere
encores,
pour
plus
grande
et
plus
certaine
confirmation
de
nous
tous,
car
nous
ne
pouvons
pas
aiouster
foy
a
Dieu,
si
nous
n'avons
bataille
vertueusement
contre
la
defiance,
a
laquelle
nous
sommes
enclins
:
et
puis
encores
nous
sommes
si
volages
que
c'est
pitie.
Dieu
pour
ceste
cause
iure,
afin
de
nous
asseurer
tant
plus.
Or
il
est
vrai
(comme
il
a
este
remonstre
par
ci
devant)
que
c'est
un
grand
vitupere
a
nous,
qu'il
salle,
que
nous
contraignions
Dieu
a
iurer
:
car
nous
ne
ferons
pas
honneur
a
un
homme
mortel,
si
nous
ne
nous
contentons
d'un
simple
mot
qu'il
aura
dit,
si
nous
ne
le
tenons
pour
homme
de
bien,
en
nous
contentant
de
ce
qu'il
nous
aura
promis:
mais
quand
nous
disons,
Ie
vueil
que
vous
m'en
iuries:
voila
un
signe
de
defiance,
et
qui
ne
sera
point
supportable
entre
les
hommes.
Or
cependant,
que
nous
facions
un
tel
deshonneur
a
Dieu,
que
nous
requerions
son
serment
outre
sa
Parole,
ne
faut-il
pas
que
nous
soyons
par
trop
vilains?
Mais
si
est-ce
que
Dieu
encores
en
cest
endroit
a
pitie
de
nous,
combien
que
ce
soit
un
vice
insupportable,
que
nous
voulions
qu'il
iure,
outre
ce
qu'il
a
prononce:
si
est-ce
qu'encore
en
cela
il
se
conforme
a
nous.
Que
demandons
nous
plus?
Maintenant
quelle
excuse
y
aura-il,
quand
encores
nous
voudrons
que
les
promesses
de
Dieu
nous
soient
ratifiees
par
serment?
Ce
mot
donc
de
Serment
nous
doit
transpercer
le
coeur,
quand
il
vient
en
avant,
voire
et
quand
il
est
question
de
nous
certifier
de
la
bonne
volonte
de
Dieu
et
de
l'amour
qu'il
nous
porte.
Venons
a
ce
poinct
ou
il
est
dit,
Calvini
opera.
Vol.
LVIII.
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