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58:96
expose.
Car
il
faloit
que
Iesus
Christ
fust
comme
la
fontaine
de
ceste
benediction,
laquelle
a
decoule
sur
tout
le
lignage
d'Araham.
Il
est
vray
que
les
fideles
qui
en
sont
descendus,
ont
este
benits,
et
participans
de
ceste
promesse:
mais
c'a
este
en
vertu
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Ainsi
donc,
s'il
estoit
separe
de
la
semence
d'Abraham,
il
est
certain
que
tout
seroit
sterille,
et
sec,
qu'il
n'y
auroit
une
seule
goutte
de
benediction.
Or
auiourd'hui,
puisque
Dieu
par
sa
bonte
infinie
a
voulu
que
son
Fils
unique
nous
appartint,
nous
sommes
conioints
avec
les
vrais
enfans
naturels
d'Abraham
:
et
combien
que
nous
soions
de
ces
nations
de
la
terre,
qui
estoient
alors
esgarees
de
l'Eglise
de
Dieu,
et
qui
en
estoient
esloignees
du
tout,
si
est-ce
qu'auiourd'hui
nous
sommes
benits
aussi
bien.
Car
s'il
estoit
dit,
Ie
beniray
ta
semence
:
et
que
Dieu
n'eust
rien
adiouste,
auiourd'hui
ceci
nous
seroit
bien
maigre
:
mais
quand
il
est
dit,
Que
toutes
nations
de
la
terre
seroient
benites
en
la
semence
d'Abraham:
nous
sommes
du
nombre.
Voila
enquoy
nous
avons
a
nous
resiouir,
sachans
puisque
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
nous
est
apparu,
que
ceste
promesse
nous
est
appliquee.
Ii
est
vray
que
souvent
en
l'Escriture
sainte
il
est
dit,
Qu'on
se
benira
en
un
homme,
quand
on
le
prendra
pour
exemple
et
miroir:
et
qu'en
desirant
d'estre
bien-heureux,
on
dira,
Que
Dieu
me
face
comme
a
cestui-ci,
ou
comme
a
cestui-la:
mais
l'interpretation
de
saint
Paul
nous
monstre
que
ce
qui
a
este
dit
tant
a
Abraham
qu'a
Isaac,
n'a
pas
este
seulement
en
ce
sens-la
:
mais
il
est
dit
ailleurs,
que
les
fideles
se
beniront
en
Dieu.
Ainsi
il
est
dit
maintenant
qu'ils
se
beniront
en
la
semence
d'Abraham.
Or
nous
avons
a
cercher
tout
nostre
bien,
et
nostre
salut
en
celui
seul
qui
en
est
la
fontaine:
comme
il
est
dit
au
Pseaume
trentesixieme.
Mais
pource
qu'il
y
auroit
trop
longue
distance
et
que
nous
ne
pourrions
pas
monter
si
haut,
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
s'est
approche
de
nous,
et
nous
avons
les
eaux
vives
en
lui
:
il
ne
faut
sinon
que
nous
venions
boire,
comme
il
dit,
Venez
a
moy,
et
quiconques
a
soif,
qu'il
viene:
car
i'ay
les
eaux
vives,
et
quiconque
en
boira,
non
seulement
il
en
aura
pour
soy,
mais
aussi
les
rivieres
decouleront
de
son
ventre,
et
les
fontaines
d'eaux
vives,
pour
en
donner
aux
autres.
Quand
donc
nous
voions
que
Dieu
nous
a
voulu
communiquer
privement
tous
ses
biens
en
la
personne
de
son
Fils
unique,
tant
moins
y
ail
d'excuse,
si
nous
ne
venons
pour
recevoir
part
en
ceste
benediction,
laquelle
nous
est
proposee.
Aiv
reste,
non
seulement
il
est
dit
que
toutes
nations
de
la
terre
seront
benites,
mais
il
est
dit
qu'elles
se
beniront:
non
pas
que
nous
puissions
acquerir
ni
apporter
benediction
de
nostre
coste,
ni
par
nostre
vertu
et
industrie
:
mais
il
faut
que
chacun
se
benisse
en
Iesus
Christ
par
foy.
Car
tout
ainsi
qu'il
nous
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