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SUR
LE
DEUTER
CHAP.
XI.
94
voit
que
Dieu
besongne
du
ciel:
encores
faut-il
que
les
plaintes
se
dressent
contre
Moyse
et
Aaron,
qu'on
leur
iette
le
chat
aux
iambes,
et
qu'on
leur
mette
la
rage
sus,
comme
on
dit.
Quand
cela
est,
ne
faut-il
pas
qu'il
y
ait
une
horrible
durte
en
ce
peuple?
Or
pensons
a
nous.
Car
auiourd'huy
nous
sommes
coulpables
en
est
endroict
d'une
telle
malice.
Comme
nous
en
verrons
qui
s'enveniment,
s'addonnans
a
une
mauvaise
cause
:
voire,
et
ne
sachans
pourquoy.
Si
on
leur
demande,
et
quel
profit?
ils
ne
savent,
sinon
que
le
diable
les
a
transportez
iusques
la,
qu'ils
sont
bien
aises
de
maintenir
une
mauvaise
cause,
et
de
murmurer,
et
se
despitter:
et
cependant
on
se
ruera
sur
ceux
qui
n'en
peuvent
mais,
pource
que
nous
avons
tasche
de
maintenir
ce
qui
estoit
de
Dieu.
Avons-nous
pretendu
a
ce
que
Dieu
a
fait
sans
l'attente
des
hommes?
Il
a
besongne
cependant
que
nul
n'y
pensoit:
il
n'y
avoit
ne
Iuges,
ne
peuple,
ne
Ministres
de
la
parolle
qui
iamais
eussent
pense
ce
qui
est
advenu.
La
chose
est-elle
faite?
Et
que
ne
cognoissons-nous
que
nostre
Seigneur
a
eu
pitie
de
nous
en
la
fin?
Et
que
cependant
il
nous
a
voulu
instruire,
et
qu'il
veut
qu'il
y
ait
un
memorial
perpetuel
de
cest
acte-la:
que
nous
cognoissions
qu'il
a
leve
sa
main
pour
nous
humilier,
afin
que
doresenavant
nous
cheminions
en
toute
subiection
sous
luy,
et
selon
son
ordre.
Ceux
qui
n'en
peuvent
faire
leur
profit,
ne
sont-ils
pas
plus
qu'inexcusables?
Il
est
bien
certain:
car
c'est
comme
clorre
les
yeux
aux
oeuvres
de
Dieu
d'une
certaine
malice.
Mais
il
ne
se
faut
point
esbahir,
si
les
choses
sont
auiourd'huy
tant
confuses.
Car
on
voit
qu'au
pays
de
l'Evangile
il
y
a
une
licence
plus
desbordee,
et
plus
villaine
qu'entre
les
Papistes.
Et
en
cela
il
nous
faut
cognoistre,
que
c'est
une
iuste
reprobation
de
Dieu:
car
il
faut
que
ceux
qui
ont
entendu
l'Evangile,
et
qui
n'y
veulent
point
croire,
que
ceux-la
soyent
tousiours
diables
encharnez,
et
qu'ils
soyent
comme
monstres,
et
qu'on
ne
voye
en
eux
sinon
une
enormite
execrable.
Il
est
vray
que
les
Papistes,
d'autant
qu'ils
sont
ennemis
mortels
de
Dieu,
meritent
bien
d'estre
en
sens
reprouve,
comme
ils
le
sont:
mais
ceux
qui
se
vantent
de
l'Evangile,
et
s'en
mocquent,
et
mesmes
repoussent
toute
bonne
doctrine,
et
bataillent
a
l'encontre
de
Dieu,
ne
faut-il
pas
qu'il
desploye
envers
eux
une
plus
grande
rigueur,
comme
on
le
voit?
Et
il
ne
faut
point
ietter
l'oeil
loin:
qu'on
contemple
seulement
a
l'entour,
et
nous
verrons
que
la
vengeance
de
Dieu
s'est
desbordee
iusques
au
bout
sur
ces
malheureuses
creatures,
qui
reiettent
ainsi
sa
grace
qui
leur
est
iournellement
offerte.
Si
donc
ceux-la
s'enveniment
ainsi
contre
tout
bien,
que
profitent-ils,
sinon
qu'ils
amassent
tousiours
une
plus
griefve
punition
sur
leurs
testes?
Mais
de
nostre
coste,
que
nous
appre-
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