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27:88
regarde
a
soy.
Nous
avons
touche
par
ci
devant
que
ce
qui
estoit
dit
pour
lors
au
peuple
d'Israel,
s'adresse
aussi
bien
a
nous.
Comment
est-ce
que
nous
avons
senti
la
main
de
Dieu?
voire,
et
ceux
qui
sont
nais
en
la
ville,
et
ceux
que
Dieu
y
a
amenez
d'estrange
pays?
y
a-il
celuy
qui
n'ait
cogneu
une
vertu
admirable
de
Dieu
en
sa
delivrance
?
Car
la
ville
n'a-elle
pas
este
comme
destinee
a
perdition
et
ruine
?
Sembloit-il
pas
qu'elle
deust
du
tout
perir,
et
qu'il
n'y
eust
plus
de
remede
selon
les
nommes?
Or
Dieu
y
a
tellement
estendu
sa
main,
qu'on
a
veu
un
changement
incroyable.
C'a
este
comme
un
songe,
on
ne
l'eust
iamais
cuide:
ceux
qui
mesmes
y
ont
servi,
s'en
son
esbahis
apres
le
coup.
Or
maintenant
si
cela
est
mis
en
oubli:
a
qui
en
imputerons-nous
la
faute?
Et
non
seulement
Dieu
a
donne
liberte
a
ceux
qui
estoyent
en
servitude,
il
les
a
retirez
du
gouffre
de
mort,
apres
que
il
sembloit
que
tout
deust
estre
rase:
mais
il
a
voulu
regner
au
milieu
d'eux.
Il
a
ici
plante
son
Evangile,
il
y
a
dresse
son
siege
royal,
il
y
a
eleu
son
domicile,
et
son
sanctuaire.
Ceux
qui
sont
venus
d'estrange
pays,
comment
est-ce
que
Dieu
leur
a
tendu
la
main?
n'estoyent-ils
pas
aussi
bien
comme
au
gouffre
d'enfer,
en
ceste
maudite
Papaute
?
Nous
voici
donc
tous
recueillis
sous
la
main
de
Dieu.
Et
ainsi
nous
devons
bien
priser
ceste
grace,
voire
tellement
que
nous
ne
la
preschions
point
seulement
de
bouche:
mais
qu'en
toute
nostre
vie
nous
monstrions,
puis
que
nostre
Seigneur
nous
a
acquis
a
soy,
que
nous
voulons
estre
siens,
que
nous
taschions
en
tout
et
par
tout
de
luy
complaire.
Sans
cela
il
est
certain
que
nous
n'aurons
nulle
excuse,
que
nous
ne
soyons
coulpables
cent
fois
plus
que
ne
seront
point
ceux
que
Dieu
a
la
delaissez,
et
qui
ont
continue
leur
train
sans
qu'il
se
soit
declaire
ainsi
propice,
et
favorable
envers
eux.
Au
reste
Dieu
n'a
point
seulement
besongne
envers
nous
pour
un
coup:
mais
si
nous
regardons
comme
il
a
maintenu
l'estat
qu'il
avoit
dresse
en
ceste
ville,
il
n'y
a
annee
la
ou
il
n'ait
renouvelle
ses
miracles,
et
ou
il
n'ait
fait
sentir
quelque
signe
tout
notoire,
que
tousiours
il
avoit
le
soin
de
nous,
et
qu'il
ne
nous
a
iamais
abandonnez.
Et
de
faict,
nous
sommes
plus
qu'aveugles,
si
nos
ne
cognoissons
que
nostre
vie
est
pendante
comme
d'un
filet:
car
il
ne
faudroit
que
tourner
la
main,
que
nous
serions
tous
perdus:
il
ne
faut
sinon
un
appointement,
qu'il
semble
que
toute
l'Eglise
de
Dieu
soit
abysmee.
Or
Dieu
cependant
nous
a
preservez.
En
quelle
facon?
On
ne
le
sauroit
dire.
Et
si
nous
avions
une
goutte
de
prudence,
il
est
certain
que
toutes
fois
et
quantes
que
cela
nous
vient
en
memoire,
nous
serions
esbahis,
pour
dire:
Et
Seigneur,
comment
est-ce
que
tu
as
surmonte
l'attente
des
hommes!
D'autre
coste
advi-
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