|
27:87
87
SERMON
LXXV.
88
appetit,
pour
maintenir
leur
dignite
sacerdotale
:
et
nous
en
sommes
bien.
Quelle
ingratitude?
Voici
Dieu
qui
fait
un
miracle
qui
devroit
ravir
tout
le
monde
en
estonnement
iusques
aux
creatures
brutales:
et
cependant
encores
ce
peuple
qui
se
dit
estre
eleu,
et
sanctifie,
ne
laisse
pas
de
se
despiter
ainsi,
et
de
batailler
par
certaine
malice
contre
Dieu,
et
contre
sa
main
qui
estoit
toute
patente.
Il
faut
que
Dieu
ratifie
encores
pour
la
seconde
fois
la
sacrificature
d'Aaron,
et
commande
qu'on
apporte
de
chacune
lignee
un
baston,
et
qu'on
mesle
tout
ensemble,
que
les
noms
soyent
la
escrits,
qu'on
ne
puisse
discerner
sinon
comme
on
verra
les
noms.
On
met
la
en
la
presence
de
Dieu
au
sanctuaire
les
verges
:
quand
on
tire,
les
autres
demeurent
seiches,
celle
d'Aaron
avec
son
nom
florit:
et
voila
Dieu
qui
monstre
qu'il
la
choisi
sa
lignee
pour
la
sacrifiture.
Ceci
est
maintenant
ramenteu
au
peuple
par
Moyse,
afin
qu'en
premier
lieu
ils
cognoissent
que
s^ils
se
iouent
plus
a
Dieu
pour
rien
changer,
n'attenter
rien
qui
soit
contre
ce
qu'il
a
commande
par
sa
parolle,
qu'ils
sentiront
aussi
bien
sa
vengeance,
comme
ils
l'ont
veue
a
l'oeil
sur
les
personnes
de
Core,
Dathan,
et
Abiron,
et
sur
leurs
complices.
Et
puis
il
leur
remonstre
leur
malice,
qu'encores
ils
ont
despitte
Dieu,
apres
avoir
senti
son
iugement:
afin
qu'ils
n'y
retournent
plus,
et
que
s'ils
abusent
de
la
patience
de
Dieu,
quand
il
les
a
supportez
pour
ce
coup-la,
qu'il
faudra
a
la
fin
qu'il
use
de
plus
grande
rigueur
contre
eux.
Voila
donc
l'intention
de
Moyse.
Or
par
ceci
nous
sommes
admonnestez
qu'il
nous
doit
bien
souvenir
quand
il
y
aura
eu
quelque
faute
et
offense
commise
entre
nous,
et
que
Dieu
y
aura
mis
la
main,
que
cela
doit
estre
imprime
en
nos
coeurs,
voire
afin
de
garder
ses
commandemensy
comme
Moyse
adiouste.
Car
ce
n'est
point
assez
que
nous
sachions
ceste
histoire:
mais
il
nous
la
faut
appliquer
quant
et
quant
a
nostre
instruction.
Que
si
Dieu
nous
a
chastiez
doucement,
que
nous
cognoissions
sa
bonte
paternelle
envers
nous.
Au
reste,
que
nous
ne
le
provoquions
plus,
et
qu'il
nous
suffise
d'avoir
cogneu
que
l'offense
luy
est
insupportable,
afin
de
nous
en
garder.
Voila
(di-ie)
dequoy
nous
sommes
advertis
en
ce
passage.
Et
cependant
aussi
que
nous
ayons
ceste
humilite-la
imprimee
en
nous,
de
tousiours
gemir,
a
cause
de
la
faute
que
nous
aurons
commise
:
et
si
nostre
Dieu
nous
a
fait
la
grace
d'avoir
exerce
son
ire
sur
quelques
uns,
que
nous
gardions
bien
d'estre
enveloppez
en
leur
condamnation,
et
de
ne
nous
faire
leurs
complices
:
mais
separonsnous
de
loin,
que
nous
n'ayons
rien
de
commun
avec
eux,
si
nous
ne
voulons
provoquer
Tire
de
nostre
Dieu.
Voila
en
somme
ce
qui
est
monstre
par
Moise.
Or
ceci
est
escrit
pour
nous,
afin
qu'un
chacun
|