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27:84
et
advoue
pour
siens
au
nom
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
LE
DEUXIESME
SERMON
SUR
LE
CHAP.
XL
V.
5-8.
DU
LUNDI
23E
DE
SEPTEMBEE
1555.
Nous
avons
veu
par
ci
devant
la
remonstrance
que
faisoit
Moyse,
c'est
assavoir
que
ceux
qui
estoyent
tesmoins
des
miracles
de
Dieu,
avoyent
beaucoup
moins
d'excuse,
que
s'ils
eussent
ouy
reciter
les
choses
qu'ils
avoyent
veues
aux
yeux.
Car
quand
Dieu
nous
a
fait
la
grace
de
nous
monstrer
sa
vertu
a
veue
d'oeil,
il
faut
bien
que
nous
soyons
trop
stupides,
si
nous
n'avons
memoire
de
cela.
Quand
nos
enfans
en
orront
parler,
ils
doyvent
estre
esmeus:*
que
sera-ce
donc
de
la
chose
presente?
Or
par
ci
devant
Moyse
a
declairo
comme
Dieu
avoit
traitte
le
peuple
en
sa
bonte:
car
il
s'estoit
declaire
ennemi
formel
du
royaume
d'Egypte
pour
estre
sauveur
de
la
lignee
d'Abraham.
C'est
une
grace
qui
doit
bien
estre
prisee,
quand
Dieu
nous
choisit
ainsi
pour
es
eleus,
non
pas
pour
aucun
merite
qu'il
trouve
en
nous:
mais
par
sa
pure
bonte:
qu'il
luy
plaist
de
nous
preferer
aux
autres,
encores
que
nous
ne
vallions
pas
mieux,
et
qu'il
se
met
de
nostre
coste,
et
qu'il
bataille
pour
nous
au
besoin
:
s'il
y
a
gens
qui
nous
affligent,
et
tourmentent,
que
Dieu
est
tousiours
prest
pour
nous
secourir:
ne
voila
point
une
obligation
telle,
que
si
nous
ne
le
servons
entierement,
le
monde
doit
condamner
nostre
malice,
et
nostre
perversite?
Or
apres
qu'il
a
parle
des
miracles
faits
en
Egypte,
qu'il
a
parle
du
passage
de
la
mer
rouge:
il
dit
en
somme:
Qu'ils
doyvent
Men
savoir
comme
Dieu
ies
a
traittez
au
desert:
et
sous
ce
mot
il
comprend
ce
que
desia
nous
avons
veu,
et
expose,
c'est
assavoir
tant
des
benefices
qu'ils
avoyent
receus
de
la
main
de
Dieu,
que
des
chastimens
aussi
:
car
tous
les
deux
nous
doyvent
enseigner
de
craindre
Dieu,
et
de
cheminer
en
son
obeissance.
S'il
nous
fait
du
bien,
il
nous
attire
a,
soy
par
douceur,
afin
que
nous
l'invoquions
:
s'il
nous
corrige
de
nos
fautes,
c'est
afin
de
nous
dompter,
et
que
nous
apprenions
a
porter
son
ioug,
et
a
le
servir
comme
il
appartient.
Moyse
donc
comprend
ici
tous
les
deux:
comme
s'il
disoit:
Quand
Dieu
vous
a
nourris
de
Manne
sans
que
vous
ayez
travaille,
ne
devez-
vous
pas
vous
employer
du
tout
a
son
service?
Si
un
homme
mortel
vous
avoit
tenu
en
sa
maison,
qu'il
vous
eust
nourris,
et
vestus,
ne
seroit-ce
pas
pour
vous
obliger
a
luy,
tellement
que
vostre
vie
devroit
respondre
d'un
tel
bien?
Or
voici
Dieu
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