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SERMON
LXXV.
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ment:
il
ne
reste
sinon
ouvrir
les
yeux
pour
les
contempler.
Voila
comme
auiourd'huy
nous
devons
prattiquer
ce
passage,
quand
il
est
dit:
Ce
n'est
point
a.
vos
enfans
que
ie
m'adresse,
lesquels
pourroyent
repliquer
qu'ils
n'ont
point
veu
ne
cogneu:
car
Dieu
vous
a
fait
sentir
par
effect
ce
que
vous
devez
cognoistre
de
sa
vertu.
Or
cependant
contentons-
nous
d'avoir
experimente
la
bonte,
et
la
vertu
de
nostre
Dieu,
quand
il
nous
a
rachetez
de
la
confusion
eternelle
en
laquelle
nous
sommes
tous
nais
en
Adam.
Car
quelle
est
nostre
origine?
d'ou
est-ce
que
Dieu
nous
tire
quand
il
nous
veut
avoir
de
son
trouppeau?
Car
nous
n'apportons
de
nostre
naissance
que
toute
malediction,
nous
sommes
heritiers
de
la
mort
eternelle,
nous
sommes
perdus
et
damnez:
il
faut
que
Dieu
nous
soit
ennemi,
quand
il
nous
iugera
selon
nos
demerites,
il
faut
qu'il
nous
soit
adversaire,
efc
que
ce
qu'il
a
de
vertu
se
desploye
a
l'encontre
de
nous.
Or
si
nostre
nature
est
si
maligne,
et
perverse,
que
il
faut
tant
qu'elle
dominera
en
nous,
qu'elle
se
dresse
contre
Dieu:
ne
faut-il
pas
aussi
que
nous
entreprenions
la
guerre
contre
luy.
Car
autant
de
cupiditez
qui
sont
en
nous,
autant
sont-ce
de
deffiances,
comme
si
nous
voulions
Parmer
en
vengeance
contre
nous.
Or
cependant
il
luy
a
pleu
de
nous
retirer.
Quand
Dieu
nous
recoit
ainsi
a
soy
pour
estre
de
son
peuple
et
de
sa
maison,
c'est
plus
que
quand
il
a
retire
les
Iuifs
de
la
servitude
d'Egypte:
car
cela
n'a
este
qu'une
figure
de
ceste
redemption
qui
a
este
faite
en
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Car
il
ne
nous
a
point
retirez
de
la
captivite
de
quelque
prince
terrien,
et
mortel
:
mais
du
gouffre
de
la
mort,
des
liens
de
Satan.
Ou
est-ce
que
Dieu
nous
prent
quand
il
luy
plaist
de
nous
appeller
a
soy,
et
qu'il
nous
veut
faire
sentir
sa
grace?
Faut-il
qu'on
nous
apporte
les
nouvelles
de
loin?
Qu'un
chacun
se
regarde,
et
nous
trouverons
que
nous
n'avons
autre
condition
quant
a
nous,
sinon
la
mort
eternelle.
Il
faut
donc
pour
appliquer
ceste
doctrine
a
nostre
usage,
que
nous
cognoissions
quand
Dieu
appelle
a
soy
un
chacun
de
nous,
que
c'est
plus
que
s'il
nous
avoit
retirez
de
toutes
les
servitudes,
et
captivitez
de
ce
monde,
voire
les
plus
cruelles
que
nous
pourrions
soustenir.
Cognoissons
cela,
et
aussi
advisons
de
nous
appliquer
a
considerer
les
oeuvres
de
Dieu:
car
c'est
la
ou
l'Escriture
nous
ramene,
pour
nous
faire
sentir
les
graces
qu'il
nous
a
eslargies,
afin
d'en
faire
nostre
profit:
car
voila
aussi
comme
Dieu
sera
cogneu
de
nous,
et
comme
nous
serons
incitez,
non
seulement
a,
l'adorer
comme
nostre
Dieu,
et
plier
sous
sa
maieste
glorieuse:
mais
a
luy
porter
une
amour
filiale,
tellement
que
nous
venions
a
luy
de
nostre
bon
gre,
que
nous
luy
portions
une
telle
reverence,
qu'il
nous
accepte
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