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retrenche
et
banni
du
Royaume
de
Dieu,
toutefois
il
n'est
point
esmeu
de
cela.
Or
ce
que
i'ay
touche
n'a
guere,
nous
est
encore
mieux
exprime
:
c'est
que
d'un
mal
on
tombe
tousiours
en
l'autre
:
et
quand
le
diable
nous
attrape
en
ses
filez,
il
nous
y
enveloppe
tellement,
que
nous
n'en
pouvons
iamais
sortir.
Mais
il
nous
faut
recueillir
une
doctrine
generale
de
ceste
histoire:
C'est
que
nous
pensions
tousiours
a
ce
qui
nous
est
dit
par
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
Que
nous
cerchions
en
premier
lieu
le
Royaume
de
Dieu
:
et
que
le
reste
nous
sera
adiouste.
Or
quand
il
parle
du
Royaume
de
Dieu,
ce
n'est
pas
seulement
de
la
vie
eternelle
:
mais
elle
y
est
comprise.
Car
le
Royaume
de
Dieu,
c'est
que
Dieu
soit
glorifie
en
nous,
qu'il
soit
servi
et
adore,
que
nous
lui
soions
peuple,
comme
il
nous
sanctifie
aussi
mutuellement
:
ainsi
qu'il
en
est
parle
par
son
Prophete
Isaie,
Sanctifiez
le
Seigneur
des
armees,
et
il
vous
sanctifiera,
et
sera
vostre
forteresse.
Quand
donc
nous
cercherons
que
Dieu
soit
honore,
que
nous
mettions
peine
de
nous
dedier
a
lui,
et
estre
comme
sacrifices
vivans:
alors
le
reste
nous
sera
adiouste:
c'est
a
dire,
(comme
saint
Paul
le
remonstre)
que
Dieu
se
monstrera
Pere
de
nos
corps,
aussi
bien
que
de
nos
ames.
Car
il
dit
a
Timothee,
Que
si
nous
cheminons
en
la
crainte
de
Dieu,
pensans
plus
au
ciel
qu'en
la
terre,
nous
aurons
les
promesses
(quoy
qu'il
en
soit)
de
ceste
vie
presente,
aussi
bien
que
de
la
vie
avenir.
Il
est
vray
que
les
promesses
de
la
vie
presente
sont
accessoires,
ce
n'est
que
la
queue
et
la
dependance:
mais
tant
y
a
que
si
nous
sommes
appuyez
sur
la
bonte
de
Dieu,
et
que
nous
tendions
la
ou
il
nous
appelle,
c'est
assavoir
au
salut
qu'il
nous
a
acquis
si
cherement
par
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
:
Dieu
sera
Pere
non
seulement
de
nos
ames,
mais
aussi
de
nos
corps.
Nous
sommes
tout
asseurez
de
cela,
et
en
devons
estre
resolus.
Or
maintenant
(quoy
qu'il
en
soit)
si
nous
faut-il
apprester
de
renoncer
a
ceste
vie
presente,
et
a
toutes
les
commoditez
qui
y
sont.
S'il
nous
faut
renoncer
a
nostre
vie,
par
plus
forte
raison
au
vivre.
Nous
ne
pouvons
pas
demeurer
ici
sans
boire
et
sans
manger:
mais
si
faut-il
que
nous
soions
prests
d'avoir
et
faim
et
soif,
plustost
que
d'estre
destournez
de
nostre
vocation:
et
non
seulement
cela,
mais
quand
il
seroit
question
de
mourir,
si
faut-il
que
nous
offrions
nos
vies
a
Dieu,
que
nous
lui
en
facions
hommage,
et
que
nous
aimions
mieux
tousiours
une
mort
qui
soit
precieuse
et
benite
devant
lui,
que
toutes
les
vies
qu'on
pourroit
imaginer
en
ce
monde,
lesquelles
il
maudira.
Voila
donc
une
regle
qui
est
donnee
a
tous
Chrestiens,
et
en
quoy
ils
ont
approbation,
s'ils
sont
vrais
enfans
de
Dieu:
c'est
quand
le
monde
ne
les
empesche
point
de
servir
a
Dieu,
et
de
marcher
tousiours
par
le
chemin
qui
leur
est
monstre
par
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