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qu'il
vaudroit
beaucoup
mieux
estre
un
porceau,
ou
un
asne,
que
de
leur
ressembler.
Et
pourquoy?
Un
porceau
n'aura
que
ses
appetits
naturels:
quand
il
sera
bien
soul,
il
dormira,
ou
il
s'en
ira
veautrer
en
la
fange:
il
se
contente
de
cela.
Mais
les
hommes,
quelles
cupiditez
ont-ils?
Il
est
certain
qu'on
ne
sauroit
trouver
plus
grieve
torture,
pour
les
gehenner
plus
cruellement,
que
leurs
appetits
propres.
Ainsi
donc,
les
voila
en
inquietude
et
en
tonnent
perpetuel,
d'autant
qu'ils
ne
regardent
sinon
a
ceste
vie:
et
s'ils
vout
mourir,
tout
est
mort
pour
eux,
ce
leur
semble.
Ainsi,
nous
voions
en
tous
reprouvez
qu'ils
n'ont
nul
goust
de
la
vie
celeste.
Et
d'autant
plus
nous
faut
il
prier
Dieu,
qu'il
nous
ouvre
les
yeux,
afin
que
nous
regardions
tousiours
par
dessus
les
choses
presentes:
et
que
nous
nous
en
servions
tellement,
que
nous
n'y
soions
point
retenus.
Or
Iacob
ne
se
contente
point
qu'Esau
lui
vende
simplement
sa
primogeniture
:
mais
il
veut
avoir
le
serment.
Et
Esau
iure:
ce
lui
est
tout
un:
et
en
cela
voions
nous
comme
il
avoit
mis
Dieu
sous
les
piez.
Car
encore
que
la
famine
le
pressast
si
durement,
qu'il
fust
contraint
de
renoncer
a
sa
primogeniture,
quand
il
vient
a
iurer,
et
que
le
Nom
de
Dieu
est
la
mis
en
avant,
et
qu'il
proteste
que
Dieu
lui
soit
iuge,
qu'il
le
punisse,
s'il
est
pariure,
et
s'il
est
desloyal,
et
qu'il
ne
garde
sa
promesse:
quand
tout
cela
y
est,
et
qu'il
n'est
pas
mesme
ignorant
que
valoit
sa
primogeniture,
il
faut
bien
dire
que
le
diable
l'avoit
du
tout
aveugle.
Or
par
ceci
nous
sommes
admonnestez,
que
quand
nous
avons
commence
a
nous
esgarer
et
a
tourner
le
dos
a
Dieu,
d'autant
plus
nous
faudra-il
estre
endurcis
pour
n'avoir
nulle
apprehension
non
plus
que
bestes.
Et
quand
en
une
sorte
nous
avons
renonce
a
l'heritage
de
salut,
qu'il
nous
adviendra
d'y
renoncer
cent
et
mille
fois,
que
mesme
le
diable
trouvera
des
moiens
une
centaine
le
iour,
pour
nous
faire
plonger
en
un
gouffre
de
perdition,
dont
iamais
nous
ne
pourrons
sortir.
Voila
encore
ce
que
nous
avons
a
observer
sur
ce
passage:
mais
cependant
nous
avons
a
considerer
l'abstinence
de
Iacob.
Voici
un
exemple
du
vray
iusne,
et
non
pas
comme
les
Papistes
le
se
forgent.
Il
est
vray
que
les
iusnes
nous
sont
recommandez
en
l'escriture
saincte,
pour
diverses
raisons
:
car
c'est
pour
domter
nos
affections
charnelles,
qu'il
nous
faut
retrancher
nostre
boire
et
nostre
manger,
tellement
que
la
temperance
que
Dieu
requiert
de
nous,
est
comme
un
iusne
continuel,
pour
tout
le
temps
de
nostre
vie:
mais
quelquefois
encore
il
est
requis
de
diminuer
de
nostre
portion.
Et
pourquoy?
Afin
que
nous
soions
tant
mieux
disposez
a
prier.
Et
puis,
quand
nous
sommes
affligez,
il
n'est
pas
question
alors
de
banqueter
et
faire
grand
chere:
si
Dieu
nous
menace,
et
qu'il
nous
monstre
quelque
signe
de
son
ire,
comme
il
dit
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