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CINQUIEME
SERMON
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comme
a
este
Esau:
car
voila
qui
est
cause
de
nous
faire
quitter
l'esperance
du
salut
que
Dieu
nous
a
donne,
quand
nous
sommes
ainsi
enveloppez
en
nos
sens
et
en
nos
appetis
charnels,
il
est
certain
que
nous
sommes
degoustez
de
ce
qui
appartient
au
salut
de
nos
ames,
cela
ne
nous
est
de
nulle
saveur,
qu'il
n'y
a
ne
Parole
de
Dieu,
ne
promesse,
ne
rien
qui
soit
queanous
ne
vilipendions,
quand
nous
sommes
ainsi
profanes.
Or
donc,
avisons
bien
quand
nous
sommes
solicitez
de
quelque
appetit,
de
penser,
Or
ca,
Dieu
ne
nous
a
pas
mis
en
ce
monde
pour
perir,
comme
les
asnes
et
les
chevaux:
il
nous
a
donne
une
ame,
ou
il
a
imprime
son
image.
Ainsi
donc,
il
nous
faut
tousiours
tendre
et
aspirer
a
ceste
immortalite
celeste,
et
mesme
nous
efforcer
de
combatre
contre
toutes
nos
affections,
et
n'estre
point
tellement
retenus
ici
bas,
que
nous
ne
taschions
tousiours
a
rompre
et
a
dissoudre
les
liens
qui
nous
retardent,
que
nous
ne
venions
droit
a
Dieu.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
ici
a
noter.
Que
nous
ne
ressemblions
point
a
Esau,
disant,
Ie
m'en
vay
mourir,
et
dequoy
me
servira
ma
primogeniture?
Comment?
Faut
il
que
nous
facions
un
tel
deshonneur
a
la
noblesse
et
dignite
que
Dieu
a
mise
en
nous,
quand
il
nous
a
donne
nos
ames
immortelles:
que
nous
disions,
Ce
n'est
qu'en
ce
monde
que
nous
sommes,
et
nostre
vray
estre
est
la
haut,
et
cependant
que
nous
soions
ici
envelopez
et
arrestez?
Ainsi
donc,
quand
nous
devrions
perir
cent
fois,
que
nous
sachions
que
Dieu
nous
reserve
une
meilleure
vie,
et
que
c'est
la
qu'il
nous
faut
attendre
nostre
souverain
bien
:
et
que
si
nous
avons
faute
et
disette
des
biens
caduques
qui
sont
pour
nous
entretenir
ici
bas,
que
nous
portions
cela
patiemment,
et
que
nous
regardions
tousiours,
Si
ie
meur,
ce
n'est
pas
a
dire
que
ie
perisse,
ou
que
ie
soye
du
tout
esteint
ou
aboli:
car
ce
n'est
qu'un
passage
que
la
mort
pour
aller
d'une
vie
a
l'autre.
Il
faut
donc
que
nous
tendions
la.
Et
c'est
en
somme
ce
que
nous
avons
a
observer.
Or
quoy
qu'il
en
soit,
nous
voions
comme
Dieu
a
descouvert
la
brutalite
d'Esau,
et
a
monstre
qu'il
estoit
desia
delaisse
de
lui,
et
qu'il
n'estoit
point
gouverne
par
son
saint
Esprit:
comme
les
plus
sages
de
ce
monde,
encores
qu'il
semble
qu'ils
transpercent
les
nues,
sont
tellement
hebetez,
qu'ils
ne
regardent
sinon
a
ce
qui
leur
est
present,
et
s'adonneront
la
du
tout.
Nous
verrons
donc
les
plus
aigus,
et
ceux
qu'on
magnifie
tant,
qui
ne
regarderont
sinon
de
bastir
leurs
maisons.
Or
ie
ne
di
pas
seulement
d'edifier
de
grans
palais
:
mais
d'acquerir
de
grans
revenus
pour
leurs
enfans,
de
se
faire
valoir
et
d'avoir
de
grans
estats,
de
vivre
a
leur
aise,
d'estre
crains
et
redoutez,
et
que
tout
le
monde
soit
contraint
de
passer
par
leurs
mains:
voire,
et
cependant,
de
Dieu
il
ne
leur
en
souvient
guere:
et
le
mescognoissent,
en
sorte
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