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27:78
ne
sommes
point
assez
disposez
pour
servir
a
Dieu
:
mais
que
nous
sommes
retenus
et
empeschez
par
les
vanitez
de
ce
monde,
par
nos
cupiditez
charnelles:
quand
nous
sommes
enveloppez
en
nos
delices,
que
nous
revenions
la:
Comment?
Est-ce
ainsi
que
Dieu
aura
perdu
sa
peine,
quand
il
s'est
monstre
si
bon
envers
nous,
qu'il
faille
que
nous
luy
soyons
un
peuple
inutile?
Nous
sommes
sa
vigne,
il
nous
a
culti
ve,
et
nous
en
luy
avons
apporte
nul
fruict,
sinon
des
fruicts
sauvages
et
amers,
qui
estoyent
pour
Festrangler:
et
faut-il
que
nous
aneantissions
par
nostre
malice
la
grace
que
Dieu
a
declaire
envers
nous?
Voila
donc
comme
chacun
se
doit
redarguer,
quand
nous
ne
cheminons
pas
comme
il
appartient.
Mais
quand
au
lieu
de
nous
avancer,
nous
reculons,
ou
nous
croupissons
la
en
nostre
paresse
:
qu'il
nous
souvienne
des
benefices
de
Dieu,
et
que
nous
en
facions
un
recueil
et
un
memorial:
et
que
puis
apres
nous
venions
a
conclurre,
qu'il
n'y
a
nulle
excuse,
sinon
que
nous
facions
quelque
recognoissance
a
nostre
bon
Dieu
de
la
misericorde
qu'il
nous
a
monstree.
Voila
a
quoy
Moyse
a
pretendu.
Aimez
donc
(dit-il)
le
Seigneur
vostre
Dieu,
puis
que
vous
le
cognoissez
tel.
Et
cependant*
outre
ce
que
nous
avons
veu
pau
ci
devant,
c'est
assavoir
que
la
vraye
observation
de
la
Loy
commence
par
l'amour
de
Dieu,
ici
Moyse
nous
declaire
que
Dieu
ne
veut
point
estre
redoute
comme
un
Prince
qui
voudra
seulement
travailler
ses
subiets
:
car
il
suffira
qu'on
n'ose
gronder
contre
luy,
mais
qu'on
face
tout
ce
qu'il
aura
ordonne.
Dieu
vient
d'une
facon
bien
plus
amiable.
Il
est
vray
que
si
nous
regardons
qui
sont
les
princes
terriens,
ce
n'est
que
fumee,
ce
sont
povres
vers
de
terre
:
il
est
vray
qu'ils
sont
honorables,
entant
que
Dieu
y
a
imprime
sa
marque,
mais
d'eux-mesmes
ils
ne
sont
rien.
Il
y
a
toutesfois
cest
orgueil,
que
s'ils
veulent
mettre
le
pied
sur
la
gorge
de
leurs
subiets,
il
faut
que
les
povres
gens
l'endurent:
tant
s'en
faut
qu'ils
pensent
estre
pasteurs,
ni
avoir
aucun
devoir,
ni
office
envers
peuple,
qu'il
leur
semble
que
le
monde
est
cree
pour
eux:
il
n'est
point
question
d'avoir
une
reverence
douce
et
paisible,
mais
ils
voudront
avoir
une
servitude
contrainte
et
forcee.
Or
voici
nostre
Dieu,
duquel
la
maieste
est
si
haute,
qu'il
faut
que
les
Anges
mesmes
de
paradis
soyent
comme
abysmez
sous
icelle:
le
voila
(di-ie)
qui
descend
a
nous,
et
dit:
Que
vous
m'aimiez.
Il
pouvoit
dire:
Redoufcez-moy,
tremblez
a
ma
parolle:
car
autrement
vous
sentirez
qu'il
y
a
une
gloire
si
haute
en
moy,
qu'il
faudra
que
vous
en
soyez
foudroyez.
O
il
n'use
pas
d'un
tel
langage:
mais
il
dit:
II
est
vray
que
ie
suis
redoutable:
car
i'ay
l'empire
souverain
du
ciel
et
de
la
terre,
et
ne
faut
point
qu'on
se
vienne
iouer
avec
moy
comme
avec
son
pareil:
car
si
on
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