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CINQUIEME
SERMON
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recitee,
pour
en
bien
faire
nostre
profit.
Or
i'ay
dit
en
premier
lieu,
que
Dieu
a
voulu
ici
comme
signer
son
election
en
la
personne
de
Iacob:
qu'il
a
monstre
aussi
en
la
personne
d'Esau
que
c'est
de
ceux
qui
sont
abandonnez
de
lui.
H
est
certain
que
si
Iacob
n'eust
este
gouverne
par
l'Esprit
de
Dieu,
il
eust
du
tout
ressemble
a
son
frere
Esau.
Mais
il
nous
faut
voir
comment
l'Esprit
de
Dieu
lui
a
este
donne
plustost
qu'a
Esau:
nous
ne
trouverons
pas
ceste
diversite-la,
sinon
en
la
bonte
gratuite
de
Dieu.
Ainsi
donc,
cognoissons
que
Iacob
a
este
conduit
d'une
affection
sainte,
d'autant
que
Dieu
l'avoit
retenu
du
nombre
et
du
rang
de
ses
enfans:
comme
aussi
Saint
Paul
dit,
Que
nous
sommes
la
facture
de
Dieu,
creez
a
bonnes
oeuvres,
lesquelles
il
a
apprestees.
Il
ne
parle
point
la
de
tous
hommes
en
general.
Il
est
vray
que
Dieu
nous
a
tous
creez
indifferemment:
mais
il
y
a
une
creation
nouvelle
en
ceux
que
Dieu
reforme,
et
lesquels
il
purge
de
leurs
cupiditez
meschantes,
afin
de
les
renger
a
lui,
et
qu'ils
se
conforment
a
sa
iustice,
qu'ils
ne
demandent
sinon
de
l'honorer,
et
de
le
servir
purement.
Voila
donc
une
creation
seconde,
que
Dieu
fait
en
ses
enfans.
Ainsi
donc,
cognoissons
que
si
Dieu
nous
tend
la
main
pour
nous
monstrer
le
chemin
de
salut,
qu'il
nous
donne
le
courage
d'y
marcher,
et
qu'il
nous
fortifie
aussi
en
perseverance,
qu'alors
il
monstre
que
son
election
n'est
pas
vaine,
ni
frivole,
qu'elle
a
son
effect
et
sa
vertu.
Au
reste,
quand
il
nous
abandonne,
et
que
nous
sommes
esgarez
en
toute
nostre
vie,
que
nous
mettons
le
salut
de
nos
ames
en
oubli:
cognoissons
que
la
il
declare
sa
malediction
sur
nous.
Et
ainsi,
aprenons
de
trembler
toutesfois
et
quantes
que
nous
voions
des
hommes
ainsi
assopis
en
brutalite,
en
sorte
qu'ils
ne
cognoissent
nullement
leur
condition,
ni
a
quoy
ils
sont
creez,
ne
pourquoy
Dieu
les
a
mis
au
monde
:
quand
nous
voions
cela,
il
nous
faut,
di-ie,
trembler,
et
prier
Dieu
qu'il
ne
permette
pas
que
nous
soions
ainsi
alienez
de
lui
:
mais
qu'il
nous
retiene,
et
qu'il
nous
garde
tousiours,
et
qu'il
imprime
en
nos
coeurs
une
telle
certitude
de
l'esperance
qu'il
nous
a
donnee,
que
nous
portions
en
cela
une
droite
marque
de
son
election:
comme
si
on
piaque
un
peu
de
cire
sur
le
seau,
la
forme
du
seau
demeurera
en
son
entier,
mais
la
cire
en
a
la
figure
et
l'image.
Ainsi,
quand
nostre
Seigneur
engrave
par
son
saint
Esprit
en
nos
coeurs
sa
crainte,
et
une
obeissance
telle
envers
lui,
que
luy
doivent
rendre
ses
enfans,
c'est
comme
s'il
mettoit
le
seau
de
son
election,
et
qu'il
monstrast
qu'il
nous
a
vrayement
adoptez,
et
qu'il
nous
est
Pere,
d'autant
que
nous
avons
l'arre
de
son
adoption
gratuite,
c'est
assavoir
le
saint
Esprit.
Or
venons
maintenant
a
ce
qui
est
ici
deduit
par
le
menu.
Il
est
dit,
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