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le
pourmeine,
il
est
tracasse
comme
un
povre
homme
qui
ne
trouve
point
un
anglet
pour
se
cacher.
Autant
en
vient-il
a
Isaac
son
fils,
Iacob
en
est
banni
toute
la
fleur
de
son
aage:
et
quand
il
retourne
en
sa
vieillesse,
encores
faut-il
qu'il
soit
remue
souvent,
et
a
la
fin
Dieu
le
prend
en
Egypte.
Voila
comme
une
maison
reclue
et
confinee.
Et
ou
est
ceste
terre
de
Canaan
qui
estoit
l'heritage
que
Dieu
leur
avoit
promis?
Ils
en
sont
privez.
Il
est
vray
que
Iacob
apres
qu'il
est
trespasse,
y
fait
apporter
son
corps,
c'est
a
dire,
qu'il
l'avoit
ainsi
ordonne:
mais
si
est-ce
que
le
peuple
demeure
en
Egypte,
et
semble
que
Dieu
se
soit
mocque
en
disant:
Vous
serez
heritiers
de
ceste
terre.
Or
quand
Dieu
retire
ce
peuple-la
de
ceste
servitude,
et
cruelle
tyrannie
ou
il
est,
c'est
comme
une
resurrection
des
morts,
c'est
comme
s'il
le
tiroit
hors
du
sepulchre.
Et
ainsi
donc
le
peuple
est
exhorte
en
ce
passage
de
cognoistre
qu'il
doit
attribuer
ceste
redemption
a
la
promesse
qui
avoit
este
faite
long
temps
auparavant.
Et
de
nostre
coste
en
general
nous
avons
une
admonition
bien
utile.
Toutes
fois
et
quantes
que
nous
sommes
endormis,
et
que
nous
ne
pensons
point
assez
aux
benefices
de
Dieu
pour
sentir
sa
main
et
sa
vertu:
que
nous
venions
a
ses
promesses,
afin
que
ce
nous
soit
une
clarte
pour
nous
monstrer
le
bon
chemin.
Voila
pour
un
item.
Or
cependant
nous
voyons
comme
Dieu
a
desploye
sa
puissance,
quand
il
a
ainsi
multiplie
ce
peuple.
Car
qui
eust
attendu
que
de
septante
personnes
il
y
en
deust
sortir
sept
cens
mille,
et
encores
plus
?
C'est
une
chose
incroyable,
si
nous
regardons
au
cours
naturel:
en
trois
cens
ans
que
septante
personnes
soyent
ainsi
creues,
et
multiplices.
Quand
il
en
fust
sorti
dix
mille,
ou
vingt
mille,
encores
cela
pourroit
estre
impute
au
cours
de
nature:
mais
quand
ii
y
en
a
cent
mille,
deux,
trois,
et
qu'il
vient
iusques
a
un
tel
nombre
de
sept
cens
mille,
chacun
s'y
trouve
esbahi,
et
ne
penseroit-on
point
que
iamais
la
chose
eust
este
possible.
Mais
il
ne
nous
faut
point
mesurer
ce
que
Dieu
peut
selon
nostre
sens:
car
il
a
ainsi
voulu
besongner
d'une
facon
estrange,
et
incogneue,
afin
qu'on
fust
contraint
de
iuger
que
c'estoit
son
oeuvre.
Car
si
Dieu
besongne
envers
nous
d'une
facon
commune,
nous
sommes
si
ingrats
qu'il
nous
semble
que
la
chose
soit
advenue
de
cas
fortuit,
ou
par
nostre
industrie,
ou
par
quelque
faveur,
ou
moyen
gue
nous
avons
trouve
au
monde
:
nous
despouillons
tousiours
Dieu
de
son
honneur.
Il
est
vray
que
nous
ne
dirons
pas
que
nous
le
vueillions
faire,
nous
protestons
aussi
de
l'opposite:
mais
tant
y
a
que
les
hommes
sont
si
malins,
qu'ils
obscurcissent
tousiours
la
vertu,
et
la
bonte
de
Dieu
entant
qu'en
eux
est.
Il
faut
donc
que
Dieu
nous
amene
oar
force
a
la
cognoissance
de
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