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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XL
74
nez
par
la
parolle
de
Dieu,
afin
de
mieux
apprehender
sa
main
et
sa
vertu.
Exemple:
Si
iamais
nous
n'avions
rien
leu
en
l'Escriture
saincte,
et
que
cependant
Dieu
nous
delivrast
de
quelque
affliction,
il
est
vray
qu'encores
de
nostre
sens
naturel
nous
serions
admonnestez
de
penser
que
nous
sommes
d'autant
redevables
a
Dieu:
mais
quand
nous
aurons
este
exercez
en
l'Escriture
saincte,
et
que
la
nous
aurons
veu
que
Dieu
se
reserve
les
issues
de
mort,
que
c'est
a
luy
de
nous
secourir,
voire
d'une
facon
estrange,
quand
il
semble
que
tout
soit
perdu:
que
quand
nous
l'aurons
invoque,
il
exaucera
nos
gemissemens:
si
cela
s'accomplit,
d'autant
que
nous
sommes
enseignez
de
longue
main
de
ce
que
maintenant
nous
avons
experimente,
la
bonte
de
Dieu
nous
est
plus
aisee
a
cognoistre.
Et
pourquoy?
Car
la
parolle
qui
en
a
precede,
nous
est
comme
une
lampe
pour
nous
esclairer.
Nous
sommes
de
nostre
nature
comme
aveugles.
Il
est
vray
que
Dieu
nous
illumine
par
son
S.
Esprit:
mais
encores
nous
sommes
en
tenebres,
et
ne
voyons
pas
deux
doigts
devant
nous:
mais
quand
Dieu
nous
enseigne
par
sa
parolle,
voila
comme
une
lampe
qui
nous
guide,
et
nous
monstre
le
chemin.
Notons
bien
donc,
que
pour
bien
faire
nostre
profit
de
toutes
les
graces
que
Dieu
nous
distribue,
qu'il
est
bon,
voire
necessaire,
que
nous
ayons
memoire
de
ses
promesses,
et
que
nous
facions
comparaison
de
l'une
a
l'autre.
Dieu
nous
avoit
promis,
maintenant
il
l'a
fait:
nous
voyons
ici
un
tesmoignage
qu'il
est
tousiours
fidele
en
ce
qu'il
dit,
et
qu'on
peut
bien
s'appuyer
sur
*sa
verite.
C'est
ce
que
Moyse
nous
monstre
en
ce
passage,
quand
il
ne
parle
point
simplement
de
la
grande
multitude
en
laquelle
le
peuple
avoit
este
augmente:
mais
il
dit,
que
Dieu
l'a
multiplie
comme
les
estoilles
du
ciel,
afin
qu'un
chacun
pense
a
la
promesse
qui
estoit
notoire,
et
cogneue
entre
eux,
et
qu'ils
se
conferment,
d'autant
que
Dieu
s'estoit
ainsi
acquitte
envers
son
serviteur
Abraham:
et
qu'un
chacun
regarde:
II
est
vray
que
nous
devrions
bien
recevoir
la
simple
et
pure
parolle
de
Dieu,
encores
que
l'effect
n'apparust
pas:
mais
maintenant
que
Dieu
a
conioint
sa
main
avec
sa
bouche,
qu'il
a
monstre
un
vray
tesmoignage
de
sa
presence
devant
nos
yeux,
qu'il
n'a
point
voulu
decevoir
l'esperance
de
ses
serviteurs:
cognoissons
que
nostre
Dieu
a
le
soin
de
nous,
et
qu'il
ne
nous
a
point
mis
en
oubli
du
temps
que
nous
avons
este
en
Egypte.
Car
du
temps
que
le
peuple
a
la
demeure,
c'estoit
comme
une
espece
de
sepulchre:
qu'il
sembloit
que
Dieu
eust
amorti
toutes
ses
promesses.
Quand
il
retira
Abraham
du
pays
de
sa
naissance,
il
luy
dit:
Ie
te
donne
tout
ce
pays,
et
toute
son
estendue
a
toy,
et
a
ta
race.
Et
cependant
voila
Abraham
qui
y
habite
comme
un
povre
estranger,
oo
le
chasse,
on
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