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58:72
desdaignent
leurs
freres,
les
voians
ignorans
?
C'est
d'autant
qu'il
leur
semble
qu'il
n'y
a
que
redire
en
eux:
mais
si
nous
cognoissons
que
c'est
d'aspirer
a,
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
et
de
parvenir
a
la
gloire
de
sa
resurrection,
nous
dirons
tousiours
avec
saint
Paul,
que
nous
n'y
sommes
pas
parvenus.
Quand
donc
chacun
cognoistra,
qu'il
y
a
encores
quelque
chose
a
redire
en
lui,
il
ne
nous
fera
point
mal,
et
ne
trouverons
point
estrange
d'appeler
nos
freres,
encore
que
ce
soit
de
loin,
Or
sus,
marchons.
Il
est
vray
qu'il
y
a
longue
distance
entre
ceux
qui
auront
le
don
d'interpreter
l'escriture
sainte,
d'avec
ceux
qui
sont
simples
et
povres
idiots
:
ils
cognoistront
bien
qu'il
y
a
un
Dieu,
qui
leur
est
Pere,
en
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
mais
tant
y
a
qu'ils
ne
sauroient
point
traiter
un
passage
de
l'escriture
saincte:
cependant
si
ne
laissent-ils
pas
de
tenir
tousiours
un
mesme
chemin:
et
ceux
qui
sont
les
plus
avancez,
combien
qu'ils
parvienent
plustost
au
but,
ils
attendront
tousiours
les
autres.
Voila
comme
il
nous
en
faut
faire,
selon
qu'il
nous
est
monstre,
et
que
nous
le
pouvons
apprendre
de
l'exemple
qui
est
ici
contenu.
Or
nous-nous
prosternerons
devant
la
Maieste
de
nostre
bon
Dieu
en
cognoissance
de
nos
fautes,
le
priant
qu'il
nous
les
face
tellement
sentir,
que
ce
soit
pour
nous
y
desplaire,
et
que
nous
regardions
tousiours
a
nostre
condition,
qui
est
si
miserable,
afin
d'avoir
nostre
refuge
a
sa
misericorde:
et
qu'il
lui
plaise
nous
recevoir
a,
merci,
nous
gouverner
tellement
par
son
sainct
Esprit,
que
ce
soit
pour
nous
despouiller
de
toutes
nos
passions
terrestres.
Et
voiant
qu'il
y
a
tant
de
vices
cachez
en
nous,
que
nous
prenions
tant
plus
de
peine
a
nous
examiner,
afin
d'avoir
tousiours
recours
a
celui
qui
nous
en
peut
purger,
et
que
nous
combations
tellement
contre
tout
ce
qui
nous
empesche
de
nous
adonner
pleinement
a
son
service,
que
cependant
nous
cognoissions
qu'il
s'en
faut
beaucoup
que
nos
combats
meritent
d'estre
approuvez
de
lui,
sinon
d'autant
qu'il
nous
supporte
en
nos
foiblesses.
Et
aussi
que
nous
recourions
a
sa
vertu,
sachans
le
besoin
que
nous
avons
d'estre
secourus
de
lui:
et
que
nous
apprenions
par
ce
moien
de
nous
glorifier
en
lui
seul,
et
ne
douter
point
que
comme
il
nous
a
une
fois
tendu
la
main,
qu'il
ne
continue
a
nous
fortifier
tousiours
de
plus
en
plus,
iusques
a
ce
que
nous
aions
surmonte
le
diable,
et
tous
les
combats
qu'il
nous
peut
dresser.
Que
non
seulement,
etc.
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