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27:72
c'est
a
Dieu
seul
qu'appartient
toute
la
gloire,
et
la
louange
de
nostre
salut:
et
que
cependant
il
nous
suffise
qu'il
soit
nostre,
et
que
s'estant
donne
a
nous,
qu'il
nous
veut
aussi
communiquer
tous
ses
biens.
LE
PREMIER
SERMON
SUR
LE
CHAP.
XI.
(X.
22)
V.
1.4.
DU
MERCREDI
IS
DE
SEPTEMBRE
1555.
Nous
avons
declaire
ci
dessus
l'intention
de
Moyse:
c'est
assavoir,
qu'en
recitant
les
miracles
que
Dieu
avoit
faits
pour
delivrer
son
peuple
hors
de
captivite,
par
cela
il
monstre,
que
d'autant
plus
les
Iuifs
devoyent
estre
confermez
en
sa
grace,
et
en
ceste
amour
qu'il
leur
avoit
monstre
de
tout
temps.
Car
Dieu
a
tousiours
declaire
par
effect
que
ce
n'est
point
en
vain
qu'il
avoit
promis
a
son
serviteur
Abraham,
de
ie
tenir,
avec
toute
sa
race,
sous
sa
protection.
Voila
donc
un
tesmoignage
evident,
que
Dieu
ayant
receu
en
son
amour
gratuite
les
enfans
d'Abraham,
leur
a
ratifie
cela
par
effect,
et
par
experience.
Or
de
la
il
faut
conclurre,
que
si
le
peuple
n'eust
este
du
tout
pervers,
il
devoit
bien
servir
a
Dieu.
Et
c'est
a
quoy
Moyse
a
pretendu.
Advisez
(dit-il)
si
vous
n'estes
point
tenus
pour
le
moins
de
vous
adonner
pleinement
a
l'obeissance
de
vostre
Dieu?
Car
il
vous
a
multiplie
comme
les
estoilles
du
cielf
vous
estes
par
sa
grace
un
si
grand
nombre,
que
vous
en
devez
estre
es*
bahis:
brief
quant!
vous
regarderez
a
vostre
corps,
c'est
a
dire
a
tout
vostre
estat,
vous
devez
estre
contraints
de
contempler
une
grace
admirable
de
vostre
Dieu,
et
que
iamais
vous
n'eussiez
attendue,
ni
esperee.
Puis
qu'ainsi
est,
il
n'y
a
nulle
excuse,
si
maintenant
vous
ne
pensez
a
glorifier
son
nom,
puis
qu'ainsi
est
qu'il
s'est
monstre
si
bon,
et
si
pitoyable
envers
vous.
Voila
donc
la
somme
de
ce
que
Moyse
a
ici
pretendu.
Or
notamment
il
parle
des
estoilles
du
ciel,
a
cause
de
la
promesse.
Car
Dieu
parlant
a
son
serviteur
Abraham,
luy
monstra
en
vision
la
multitude
des
estoilles
qui
est
infinie:
Ainsi
que
tu
n'y
vois
point
de
conte
(dit-il)
ainsi
sera
ta
semence.
Moyse
donc
en
ce
passage
signifie
que
Dieu
n'avoit
point
ainsi
parle
en
vain,
et
qu'Abraham
n'a
pas
este
frustre
en
sa
foy,
quand
il
s'est
appuye
du
tout
sur
ceste
promesse,
d'autant
que
nous
voyons
la
chose
accomplie
a
l'oeil.
Or
ceci
est
bien
a
noter
:
car
si
Dieu
nous
fait
du
bien,
il
est
vray
que
par
acquit
nous
dirons
que
c'est
luy
qui
l'a
fait:
mais
que
nous
en
soyons
bien
persuadez,
c'est
une
chose
difficile.
Il
est
donc
besoin,
a
cause
d'une
telle
rudesse,
que
nous
soyons
condam-
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