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SERMON
LXXIV.
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oublie
sa
puissance,
et
le
sage
sa
sagesse,
que
tout
ce
qui
est
de
l'homme
soit
abbattu:
afin
que
nous
prenions
nostre
gloire
en
Dieu,
cognoissans
que
c'est
luy
qui
fait
iustice,
iugement,
et
misericorde.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
sous
ce
mot,
quand
Moyse
dit
que
Dieu
est
la
louange
de
son
peuple.
Et
si
nous
ne
sommes
esmeus
de
ce
qui
nous
est
monstre
par
l'Escriture,
pour
le
moins
que
nous
ouvrions
les
yeux,
et
que
tant
d'experiences
que
Dieu
nous
donne
de
ses
benefices,
nous
rangent
la
a
ceste
humilite,
que
nous
ne
presumions
plus
de
nous
priser
:
mais
seulement
que
nous
ayons
la
bouche
ouverte
pour
louer
et
magnifier
ce
que
nous
aurons
receu
de
Dieu.
Car
puis
qu'en
.tant
de
sortes
il
nous
monstre
que
tout
nostre
bien
consiste
en
luy,
et
qu'il
en
procede:
si
nous
fermons
les
yeux,
que
nous
soyons
la
stupides,
et
que
nous
ne
daignions
ne
vueillions
nous
tenir
a
ce
qui
nous
est
tout
cogneu,
et
notoire,
il
est
certain
que
nous
serons
conveincus
d'avoir
arrache
a
Dieu
sa
louange,
et
l'avoir
aneantie
entant
qu'en
nous
est:
car
ses
graces
sont
infinies
envers
nous.
Et
ainsi
apprenons
suyvant
ceste
doctrine,
de
bien
recognoistre
les
benefices
que
Dieu
nous
a
eslargis:
car
ce
sont
occupations
assez
pour
nous
empescher.
Quand
nous-nous
employerons
a
mediter
la
bonte
de
Dieu
envers
nous,
nous
cognoistrons
alors
qu'il
ne
nous
faut
point
cercher
ailleurs
qu'en
luy
seul
toute
nostre
louange.
Voila
pourquoy
Moyse
adiouste:
C'est
luy
qui
a
fait
les
grandes
choses
et
terribles
que
vos
yeux
ont
veu.
Comme
s'il
disoit:
II
ne
faut
point
que
Dieu
aille
cercher
des
tesmoins
ca
et
la,
ne
des
Iuges
pour
vous
faire
vostre
procez:
car
en
despit
de
vos
dents
vous
serez
conveincus,
que
vostre
Dieu
est
grand,
puissant,
et
terrible.
Car
vous
estiez
les
plus
miserables
du
monde,
vous
estiez
la
en
captivite
comme
bestes
brutes,
et
vostre
Dieu
vous
a
tant
aimez,
qu'il
a
estendu
son
bras
contre
le
royaume
d'Egypte,
un
royaume
si
haut,
et
si
excellent,
tant
renomme,
ou
toute
la
sagesse
du
monde
estoit
enclose:
et
Dieu
a
estime
vostre
salut
plus
precieux.
Puis
qu'ainsi
est
donc,
cognoissez
qu'il
n'est
plus
question
de
vous
glorifier
en
vous:
mais
en
luy
seul.
Advisez
que
tant
de
biens
que
vous
avez
receus
de
sa
main,
sont
autant
de
tesmoignages
pour
vous
declairer
vostre
laschete
et
ingratitude,
si
vous
ne
luy
en
faites
recognoissance.
Et
ainsi
a
l'exemple
de
ce
qui
nous
est
ici
monstre,
apprenons
de
bien
recognoistre
les
graces
de
Dieu,
et
de
les
recueillir,
et
d'en
faire
un
bon
memorial,
et
en
refreschir
souvent
la
memoire:
afin
que
nous
soyons
incitez
par
la
de
donner
toute
gloire
a
Dieu,
et
de
cognoistre,
et
confesser
quant
a
nous,
que
nous
sommes
povres
et
miserables,
qu'il
n'y
a
que
condamnation
sur
nous:
et
pourtant
qu'il
ne
nous
reste
sinon
de
dire,
que
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