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tirer
a
soy:
mais
apres
avoir
use
de
menaces,
apres
nous
avoir
estonnez
pour
nous
faire
humilier
en
crainte,
il
vient
comme
si
un
pere
fiattoit
son
enfant,
et
qu'il
usast
de
propos
humbles
et
gracieux,
plustost
qu'il
ne
portera
ceste
authorite
paternelle.
Voila
comme
nostre
Seigneur
tasche
par
tous
moyens
de
nous
gagner
:
et
tant
plus
sommes-nous
lasches,
et
tant
moins
d'excuse
y
a-il
pour
nous,
quand
nous
ne
pourrons
plier,
ni
par
rigueur,
ni
par
humanite,
veu
que
nostre
Dieu
en
toutes
sortes
tasche
de
nous
attirer
a
soy.
Notamment
donc
Moyse
dit
que
Dieu
est
la
louange
de
son
peuple,
et
qu1
il
a
fait
de
grandes
choses,
et
terribles
a
cause
d'eux.
Pour
cela
en
premier
lieu,
il
dit
que
Dieu
est
leur
louange.
Or
par
ce
mot
il
signifie
que
quand
nous
aurons
cogneu
Dieu,
qu'il
se
sera
manifeste
a
nous
par
sa
parolle:
qu'il
veut
estre
glorifie
en
nous.
Voila
pour
un
item.
Et
puis
il
ramene
au
peuple
les
grands
miracles
qui
ont
este
faits
en
la
sortie
du
pays
d'Egypte.
Car
ce
sont
comme
les
marques
de
la
bonte
de
Dieu,
qu'il
falloit
bien
que
le
peuple
fust
conveincu
par
cela,
que
Dieu
s'estoit
desploye
si
privement
qu'il
estoit
possible,
pour
se
monstrer
favorable
envers
la
lignee
d'Abraham.
En
somme
nous
voyons
que
Dieu
n'use
pas
seulement
de
son
empire,
et
du
droict
souverain
qu'il
a
par
dessus
nous,
pour
nous
assuiettir
a
sa
Loy,
et
a
ses
commandemens
:
mais
il
vient
comme
pere,
et
nous
propose
une
amour
tant
douce,
et
tant
gracieuse,
que
rien
plus:
et
le
tout
afin
de
nous
rompre
toute
la
durte
de
nos
coeurs.
Que
si
nous
ne
sommes
esmeus
de
sa
maieste,
si
nous
ne
luy
portons
reverence
telle
que
nous
devons
pour
la
superiorite
qu'il
a
sur
nous:
pour
le
moins
que
nous
soyons
amollis,
voyans
qu'il
s'abbaisse,
voyans
qu'il
se
demet
de
son
siege,
qu'il
condescend
iusques
la,
de
dire:
Sus,
que
ie
soye
vostre
pere,
et
cognoissez
les
biens
que
ie
vous
ay
faits,
et
par
lesquels
ie
vous
ay
testifiez
ma
grace
envers
nous,
et
que
cela
vous
esmeuve
pour
le
moins
a
m'aimer,
et
a
me
servir.
C'est
bien
l'intention
principale
de
Moyse
que
celle-la:
mais
cependant
notons
aussi
que
Dieu
ne
sera
point
deuement
honore
par
nous,
sinon
que
nous
mettions
toute
nostre
gloire
en
luy.
Car
quand
il
s'est
appelle
nostre
louange,
par
ce
mot
il
nous
a
despouillez
de
toute
gloire,
et
nous
a
monstre
qu'il
n'y
a
rien
en
nous
pourquoy
nous
devions
nous
eslever.
Que
l'homme
donc
se
prise
tant
qu'il
voudra:
en
la
fin
il
faut
qu'il
demeure
confus,
qu'il
sente
qu'il
n'a
point
une
seule
goutte
de
bien
en
soy.
Que
faut-il
donc?
Venons
droit
a
nostre
Dieu,
afin
de
cercher
tout
bien
en
luy,
et
glorifions-le
de
ce
qu'il
s'est
monstre
si
liberal
envers
nous,
afin
que
nous
puissions
nous
glorifier
quant
et
quant
:
comme
il
est
dit
par
Ieremie
:
Qu'il
faut
que
le
riche
oublie
ses
richesses,
que
le
fort
5*
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