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coste
(comme
i'ay
dit)
de
reprimer
tellement
nos
appetits,
voire
naturels,
et
qui
d'eux
mesmes
ne
sont
que
licites.
Mais
afin
qu'ils
n'ayent
point
d'exces,
ne
d'intemperance
:
avisons
(di
ie)
de
les
reprouver
et
donter,
tellement
qu'ils
ne
nous
destournent
iamais,
ou
empeschent
de
nous
renger
a
la
volonte
de
Dieu.
Voila
donc
en
somme
ce
que
nous
avons
a
retenir.
Or
ici
nous
voyons
que
Rebecca
a
eu
une
affection
mieux
reglee
que
son
mari.
Il
est
vray
que
tousiours
on
verra
(c'est
a
dire
le
plus
communement)
que
si
le
pere
aime
l'un
de
ses
enfans,
la
mere
adonnera
son
amour
a
l'opposite:
on
verra
ces
contentions-la
quasi
en
tous
mesmages,
Ainsi,
il
pourroit
estre
que
Rebecca
a
eu
quelque
ialouzie:
d'autant
qu'elle
voyoit
qu'Esau
estoit
prefere:
et
qu'elle
a
mieux
aime
Iacob,
d'autant
qu'il
n'estoit
pas
si
agreable
a
son
pere,
qu'il
n'avoit
point
telle
faveur:
mais
d'autant
que
nous
verrons
ci
apres
qu'elle
a
regarde
a
l'election
de
Dieu:
et
qu'elle
a
tousiours
retenu
ce
qui
lui
avoit
este
dit,
qu'il
faloit
que
Iacob
fust
prefere.
Y
ci
nous
avons
a
iuger
qu'elle
n'a
point
este
passionnee,
comme
les
femmes
qui
s'escarmouchent
a
l'encontre
de
leurs
maris,
quand
elles
voient
que
l'un
des
enfans
ne
sera
pas
si
estime,
qu'elles
s'adonneront
plustost
la.
Nous
n'en
pouvons
pas
ainsi
iuger
de
Rebecca:
et
pourquoy?
Car
nous
voions
(comme
i'ay
desia
dit)
qu'elle
s'est
tousiours
rapportee
a
Dieu
et
qu'elle
a
voulu
obeir
a
ce
qui
lui
avoit
este
prononce.
Elle
eust
desire
pour
certain
que
tous
ses
deux
enfans
eussent
este
reservez
en
l'eglise:
mais
d'autant
qu'elle
voit
que
l'un
en
est
exclud,
et
qu'il
n'y
a
que
le
moindre,
et
l'inferieur
que
Dieu
approuve:
elle
s'y
accorde.
Or
ici
nous
voions
que
nostre
Seigneur
quelquefois
permettra
que
ceux
qui
ont
plus
de
vertus
et
de
dons
de
son
saint
Esprit,
neantmoins
defaillent:
et
que
ceux
qui
n'ont
pas
este
encores
si
avancez
que
ceux-la
les
surmontent,
ie
di
en
quelque
endroit.
Car
si
nous
faisons
comparaison
d'Isaac
avec
Rebecca,
il
est
certain
que
lui,
aiant
este
institue
en
la
maison
de
son
pere,
aiant
receu
tant
d'instruction
des
son
enfance,
qu'il
avoit
une
Foy
plus
grande
que
Rebecca
en
general.
Or
tant
y
a
que
voici
un
acte
particulier,
auquel
il
defaut,
et
auquel
son
vice
se
descouvre,
et
cependant
Rebecca
laquelle
estoit
n'agueres
sortie
d'une
caverne
d'idolatrie:
comme
nous
savons
que
en
la
maison
de
son
pere
il
n'y
avoit
que
superstitions,
le
pais
estoit
corrumpu
du
tout
:
ceste
povre
femme
combien
qu'elle
n'ait
point
cogneu
Dieu
en
sa
ieunesse,
toutefois
est
si
bien
apprise
du
saint
Esprit,
qu'elle
surmonte
son
mari.
Or
pour
ceste
cause,
ceux
ausquels
Dieu
aura
tendu
la
main
de
bonne
heure,
et
lesquels
il
aura
eslevez,
pour
estre
comme
des
miroirs,
qu'ils
apprenent
tousiours
de
cheminer
en
solicitude.
Et
pourquoy?
Car
il
ne
faudra
qu'un
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