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27:68
Il
est
vray
qu'il
faut
qu'ils
soyent
exercez
en
patience
tant
qu'il
plaira
a
Dieu:
mais
si
ont-iis
bien
pour
se
contenter
(s'ils
ne
sont
par
trop
ingrats)
cognoissans
que
Dieu
ne
les
met
iamais
en
oubli:
mais
qu'il
les
secoure,
et
que
toutes
les
iniures
qu'on
leur
fait
sont
en
son
registre,
pour
en
faire
rendre
conte
en
temps
oportun.
Mais
pour
iouir
d'une
telle
consolation,
notons
aussi
que
ce
n'est
point
assez
que
les
uns
soyent
estrangers,
les
autres
orphelins,
et
que
les
femmes
soyent
vefves:
mais
il
faut
que
nous
soyons
vrayement
destituez
devant
Dieu,
nous
humilians
quand
on
nous
afflige
iniquement,
et
recourans
tousiours
a
luy.
Oar
si
un
estranger
est
plus
orgueilleux
que
celuy
qui
est
apparente,
c'est
en
vain
qu'il
se
confie
d'avoir
Dieu
pour
gardien
de
son
salut.
Quand
il
y
aura
une
telle
fierte,
qu'un
estranger
presumera
plus
de
soy,
que
celuy
qui
a
les
moyens
d'estre
secouru,
qu'il
aille
cercher
son
support
ailleurs
qu'en
Dieu:
car
il
ne
l'y
trouvera
point.
Mais
si
un
estranger
voit,
qu'estant
destitue
de
tous
aides
du
monde,
il
a
Dieu
de
son
coste,
qu'il
l'invoque,
qu'il
se
remette
du
tout
a
luy:
il
est
certain
qu'en
la
fin
il
sentira
que
ce
n'est
point
en
vain
que
Dieu
a
promis
de
faire
droict
a
l'estranger.
Si
une
vefve
est
une
diablesse,
et
qu'elle
tempeste
et
tourmente
les
autres,
et
qu'il
y
ait
plus
a
faire
a
elle
qu'a
une
douzaine
d'hommes:
o
qu'elle
ne
pense
point
que
Dieu
se
doyve
empescher
pour
elle.
Mais
une
vefve
qui
sera
destituee,
et
qui
cheminera
en
humilite,
et
qui
ne
demandera
sinon
de
vivre
paisiblement
avec
tous
:
celle-la
sera
receue
sous
la
protection
du
Iuge
celeste.
Autant
en
est-il
des
orphelins.
Que
si
les
orphelins
s'adonnent
a
mal
faire,
qu'ils
repoussent
tout
ioug,
et
que
ce
soyent
gens
dissolus,
et
qu'ils
despittent
Dieu,
et
le
monde:
s'ils
pensent
sous
ombre
de
ceste
doctrine
que
Dieu
leur
favorise,
ils
s'abusent.
Et
ainsi
notons
bien
que
ceci
est
expressement
declairo
pour
ceux
qui
souffrent
patiemment
les
afflictions,
et
qui
ne
se
revengent
pas:
mais
remettent
leur
cause
entre
les
maius
de
Dieu.
Combien
donc
que
ceux-la
soyent
mocquez
du
monde,
et
qu'on
les
monstre
au
doigt,
et
que
ceux
qui
les
ont
foullez
en
facent
leurs
triomphes:
si
est-ce
que
Dieu
prend
leur
cause,
et
le
monstrera
quoy
qu'il
tarde.
La
dessus
donc
apprenons
de
nous
consoler
en
nos
afflictions,
c'est
que
nous
soyons
mattez,
et
ployables,
pour
demander
a,
Dieu
qu'il
ait
pitie
de
nous,
et
pour
luy
remettre
nostre
cause
entre
ses
mains,
reietter
toutes
nos
solicitudes
et
tristesses
en
son
giron:
et
puis
advisons
bien
que
s'il
nous
est
permis
selon
les
hommes
de
mal
faire,
de
travailler
l'un,
de
tourmenter
l'autre
:
nous
n'eschapperons
point
l'ire
de
Dieu,
nous
aurons
beau
tergiverser,
nous
n'y
pourrons
rien
gagner.
Voila
donc
ce
que
nous
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