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QUATRIEME
SERMON
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thresorier,
et
qu'il
la
dispensast:
et
neantmoins
cestui-la
est
ennemi
(comme
il
semble)
de
l'election
de
Iacob.
Pourtant,
si
nous
voyons
beaucoup
de
contrarietez,
et
qu'il
semble
que
nostre
salut
doive
estre
recule
par
beaucoup
de
moiens,
et
que
nous
ne
voions
nulle
issue,
que
nous
sachions
que
Dieu
sera
victorieux
en
la
fin:
et
que
quelque
fragilite
qu'il
y
ait
en
nous,
neantmoins
qu'il
ne
laissera
pas
de
poursuivre:
et
combien
qu'il
y
ait
de
la
resistence
et
contradiction
ici
bas,
neantmoins
qu'il
surmontera
tout
et
en
viendra
bien
a
bout.
Mais
cependant
nous
sommes
admonnestez
par
l'exemple
d'Isaac,
de
nous
tenir
en
bride.
Car
s'il
est
avenu
a
un
tel
homme,
si
excellent,
et
qui
estoit
d'une
sainctete
Angelique,
de
resister
a
Dieu,
que
sera-ce
de
nous
au
prix?
Il
est
certain
que
nous
serons
chacun
iour
preoccupez
cent
fois
de
quelque
vaine
fantasie,
que
nous
viendrons
hurter
a
l'encontre
de
Dieu,
encore
que
nostre
intention
ne
soit
pas
telle.
Nous
avons
donc
besoin
de
nous
desfier
de
nostre
iugement
propre,
et
d'invoquer
Dieu,
afin
qu'il
nous
gouverne
par
son
S.
Esprit:
autrement
(comme
i'ay
dit)
nous
sommes
povres
esgarez,
et
irons
a
l'estourdie
ca
et
la,
et
quand
nous
cuiderons
estre
bien
sages,
il
n'y
aura
que
folie
en
nous,
voire
rebellion,
combien
qu'elle
ne
soit
pas
volontaire
et
a
escient.
Voila
donc
pour
un
item.
Mais
il
nous
faut
regarder
la
cause,
qui
est
ici
notee
par
Moise,
quand
il
dit,
qu'Isaac
aimoit
Esau:
et
pourquoy
l'aimoit-il?
Pource
que
la
venaison
estoit
sa
viande.
Ainsi,
gardons
bien
d'estre
menez
de
nos
appetits
charnels
et
terriens,
si
nous
voulons
nous
renger
a
Dieu.
Il
est
vray
que
le
boire
et
le
manger
ne
seront
point
condamnez:
car
Dieu
nous
a
mis
au
monde
a
ceste
condition,
que
nous
iouissions
de
ses
creatures:
et
quand
il
a
ordonne
le
boire
et
le
manger,
il
est
certain
que
nous
ne
l'offensons
pas
quand
nous
appetons
d'avoir
toutes
nos
necessitez,
et
que
nous
cerchons
aussi
l'usage
des
biens
qu'il
nous
a
apprestez.
Car
ce
n'est
point
sans
cause
qu'il
est
dit,
que
nous
facions
tout
en
son
nom,
voire
en
beuvant
mesme,
et
en
mangeant:
mais
selon
que
nous
sommes
corrompus,
il
ne
se
peut
faire
qu'il
n'y
ait
tousiours
de
l'exces
en
nos
appetits,
et
cest
exces
la
nous
fait
oublier
nostre
devoir
envers
Dieu:
tellement
que
nous
sommes
ravis
tous
les
coups:
et
quand
nous
pensons
faire
nostre
devoir,
nous
en
sommes
bien
loin.
Or
Isaac
devoit
tousiours
avoir
cela
devant
ses
yeux,
et
mesme
il
le
devoit
avoir
engrave
en
son
coeur,
ceste
voix
devoit
retentir
a
ses
aureilles:
c'est
assavoir,
que
le
plus
grand
serviroit
au
moindre:
il
devoit
sans
fin
et
sans
cesse
mediter,
Et
bien,
puis
que
Dieu
a
voulu
que
son
election
residast
en
Iacob,
il
faut
que
ie
m'accorde
a
cela.
Or
cependant,
le
manger
le
destourne,
et
le
pousse
tout
au
rebours.
Avisons
donc
de
nostre
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