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DE
LA
PROPHETIE
DE
CHRIST.
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nent.
Mais
il
y
a
yci
des
vileins
qui
sont
plus
moines
que
ceux.
qui
sont
au
fond
de
ces
cavernes
et
de
ces
bordeaux
dont
ils
sont
sortis,
lesquels
ont
apporte
leur
puantise
et
leur
infection
en
l'Eglise
de
Dieu.
Ii
est
donc
certain
que
ces
canailles-la,
qui
auiourd'huy
portent
le
nom
de
ministres,
et
occupent
aussi
la
place,
et
cependant
font
de
l'Eglise
de
Dieu
une
estable
a
pourceaux,
sont
des
chiens
qui
n'ont
nulle
religion
et
qui
ne
taschent
sinon
d'esteindre
et
effacer
de
la
memoire
des
hommes
toute
la
grace
de
Dieu,
et
ce
que
nostre
Seigneur
Iesus
a
fait
pour
nous.
Or
quand
nous
voyons
que
Satan
les
pousse
ainsi,
et
qu'ils
sont
effrontez
comme
des
putains,
tant
plus
nous
faut-il
bien
retenir
cest
article
de
foy,
c'est
que
non
seulement
Iesus
Christ
a
este
condamne
de
Pilate,
un
iuge
terrien,
afin
que
nous
fussions
absous
devant
Dieu
son
Pere:
que
non
seulement
il
a
este
crucifie,
afin
que
nous
fussions
delivrez
de
malediction:
que
non
seulement
il
a
endure
la
mort,
afin
que
nous
en
fussions
affranchis,
mais
aussi
afin
qu'auiourd'huy
nous
ayons
paix
en
nos
consciences,
et
puissions
nous
resiouir
sentant
l'amour
paternelle
de
nostre
Dieu
et
l'invoquer
a
plene
bouche,
estans
asseurez
qu'il
nous
recevra,
et
que
nous
luy
serons
agreables.
Il
a
falu
que
Iesus
Christ
ait
este
plonge
en
ces
horreurs
qu'il
a
senties,
qu'il
ait
este
comme
un
povre
malfaiteur,
luy
qui
estoit
l'Agneau
de
Dieu
sans
macule,
qui
estoit
le
miroir
et
patron
de
toute
sainctete
et
perfection,
qu'il
ait
respondu
et
ait
este
nostre
plege
iusques
la,
comme
s'il
devoit
estre
condamne
aux
abysmes
d'enfer.
Au
reste,
(comme
desia
nous
avons
dit)
il
a
vaincu
et
surmonte
ces
douleurs-la,
mais
il
a
combatu
auparavant.
Voyla
donc
ce
qu'Isaie
a
entendu,
disant
qu'il
faudra
que
Iesus
Christ
ait
des
fascheries
en
son
ame:
mais
nous
voyons
qu'il
s'est
contente
neantmoins,
et
a
este
rassasie
pourveu
que
nous
fussions
rachetez
par
ce
moyen.
Et
auiourd'huy
tant
plus
devons
nous
prendre
courage,
scachans
que
si
nous
avons
une
vraye
obeissance
de
foy,
pour
recevoir
le
bien
inestimable
qui
nous
a
este
acquis
par
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
nous
sentirons
que
ce
n'est
point
en
vain
qu'il
a
tant
souffert
pour
nous.
Et
tant
moins
excusable
sera
nostre
ingratitude,
quand
nous
ne
viendrons
point
avec
un
zele
ardent
a
luy,
pour
iouir
de
ce
bien
inestimable
ou
il
est
entre,
et
duquel
il
a
pris
possession
en
nostre
nom,
quand
il
nous
declare
qu'il
nous
a
reconciliez
a
Dieu
son
Pere,
et
qu'il
est
prest
de
nous
recevoir
comme
ses
enfans:
voyla
en
somme
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage.
Or
le
Prophete
adiouste
qu'il
en
iustifiera
plusieurs
par
sa
cognoissance:
voire
mon
Serviteur
iuste,
dit-il.
Quant
au
mot
de
Serviteur,
nous
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