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peche
de
l'homme
n'emporte
pas
seulement
une
mort
temporelle
qui
est
separation
du
corps
d'avec
l'ame,
mais
emporte
de
sentir
que
Dieu
nous
est
contraire,
d'avoir
horreur
de
son
iugement.
Et
qu'est-ce
de
cela?
une
chose
si
insupportable
et
horrible
que
rien
plus.
Ii
a
donc
falu
que
nostre
Seigneur
Iesus
veinst
iusques-la
pour
nous
delivrer:
et
c'est
ce
que
maintenant
le
Prophete
declare.
Et
y
ci
nous
voyons
encores
tant
plus
combien
Dieu
nous
a
aimez,
et
quels
sont
les
thresors
de
sa
grace
et
bonte
infinie,
qu'il
a
desployez
envers
nous.
Et
nous
pourrons
bien
aussi
cognoistre
quelle
solicitude
et
quel
zele
a
eu
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
a
nostre
salut,
quand
il
ne
s'est
point
espargne,
et
que
non
seulement
ii
a
voulu
que
son
corps
respondist
pour
faire
satisfaction
de
nos
pechez,
mais
estre
mesme
effraye,
comme
celuy
qui
devoit
sentir
le
iugement
de
Dieu,
et
qui
apprehendoit
que
c'est
que
merite
ceste
malediction
que
Dieu
prononce
de
sa
bouche:
c'est
ascavoir
que
c'est
pour
nous
engloutir
en
enfer,
que
c'est
un
gouffre
pour
nous
abysmer
du
tout.
Il
faloit
donc
que
Iesus
Christ
sentist
cela.
Et
de
faict,
quand
nous
voyons
qu'il
en
a
sue
sang
efc
eau,
qu'il
a
falu
que
les
Anges
soyent
descendus
pour
le
consoler,
il
faloit
bien
dire
que
ceste
tristesse
fust
extreme:
veu
que
iamais,
n'y
a
eu
un
exemple
pareil
au
monde.
Voyla
donc
ce
qui
est
signifie
par
ce
mot
de
travail
ou
fascherie
de
l'ame
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
Or
il
est
vray
(comme
dit
S,
Pierre)
qu'il
n'a
peu
estre
detenu
par
les
douleurs
d'enfer,
mais
si
a-il
falu
qu'il
bataillast
a
l'encontre:
il
en
a
eu
la
victoire,
mais
ce
n'a
pas
este
sans
grand
combat
et
bien
difficile.
Au
reste,
maintenant
nous
avons
a
recueillir
de
ce
passage,
que
combien
qu'il
nous
salle
mourir,
ce
n'est
pas
pourtant
a
dire
que
la
mort
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
n'ait
son
effet,
et
qu'elle
ne
nous
profite
autant
qu'il
nous
est
expedient:
car
la
mort
a
laquelle
nous
sommes
maintenant
suiets,
n'est
qu'un
advertissement
de
la
malediction
de
Dieu.
Si
nous
estions
du
tout
exemptez
de
mourir,
nous
ne
cognoistrions
pas
la
grace
qui
nous
a
este
acquise
par
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Et
nous
scavons
quel
besoin
nous
avons
d'estre
humiliez,
et
que
Dieu
nous
face
tousiours
sentir
son
ire:
car
encores
qu'il
nous
en
veuille
exempter,
si
faut-il
que
nous
y
pensions,
afin
de
gemir
a
cause
de
nos
pechez
et
pourtant
plus
magnifier
sa
misericorde.
Ainsi
donc
la
mort
qui
est
maintenant
commune
a
tous
hommes,
n'est
pas
mortelle
a
parler
proprement,
quant
a
ceux
qui
ont
foy
en
Iesus
Christ,
car
ils
passent
seulement
de
ce
monde
pour
vivre
a
Dieu.
Cognoissons
donc
qu'en
mourant
nous
avons
de
quoy
nous
consoler,
scachans
que
Dieu
nous
sera
propice,
et
convertira
ce
mal
en
bien
et
fera
servir
la
mort
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