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58:66
par
un
arrest
irrevocable:
assavoir,
qu'il
faut
que
Iacob
domine,
et
qu'il
soit
heritier
de
la
promesse:
et
que
cependant
Isaac
n'en
tiene
conte.
Or
ici
nous
voions
que
les
Iuifs
sont
par
trop
aveugles:
se
glorifions
en
leurs
peres,
comme
si
la
dignite
qu'ils
ont
eue
autrefois
fust
venue
de
la
sainctete
ni
de
la
vertu
des
hommes.
Car
il
est
certain
qu'Isaac,
entant
qu'en
lui
estoit,
a
renverse
l'election
de
Dieu
:
non
pas
qu'il
Tait
voulu
faire:
car
qui
j
l'eust
interrogue,
Et
comment?
faut
il
que
tu
resistes
a
Dieu?
Empescheras-tu
qu'il
ne
mette
en
execution
ce
qu'il
a
prononce?
Changeras-tu
ce
qu'il
a
prononce
par
sa
bouche?
Il
eust
dit,
Nenni:
et
aussi
son
intention
n'estoit
pas
telle.
Mais
quoy
qu'il
en
soit,
il
est
la
pousse
et
ravi.
Ainsi
donc
il
ne
faut
pas
dire
qu'Isaac
ait
voulu
aider
l'election
de
Dieu,
ni
l'avancer:
mais
au
contraire,
il
la
reculoit.
Or
par
cela
nous
voions
qu'il
faut
'que
toute
bouche
soit
close,
et
que
les
hommes
ne
pretendent
point
d'avoir
rien
eu
en
leurs
personnes,
pour
dire,
que
Dieu
leur
confermast
le
bien
qu'il
leur
avoit
desia
donne.
Bref,
en
cela
nous
voions
que
tout
ainsi
que
l'election
de
Dieu
est
gratuite
en
son
origine
et
en
son
premier
fondement,
et
en
sa
force,
aussi
que
iusques
a
la
fin
il
faut
que
Dieu
monstre
qu'il
n'y
a
que
sa
seule
misericorde:
et
que
tout
ce
qui
est
dit
du
coste
des
hommes
cesse
et
soit
aboli:
et
que
ce
n'est
point
du
vueillant
ne
du
courant,
comme
dit
saint
Paul,
Rom.
9.
Voila
ce
que
nous
avons
a
retenir.
Or
cependant
nous
voions
aussi
la
fermete
qui
est
en
ce
conseil
de
Dieu
par
lequel
il
choisit
ceux
que
bon
lui
semble.
Ainsi,
nous
avons
a
nous
resoudre,
encores
que
tout
le
monde
taschast
a
renverser
nostre
salut,
qu'il
demeurera
infallible,
moiennant
que
nous
aions
tousiours
nostre
refuge
a
ce
qui
a
este
remonstre
par
ci
devant:
C'est
que
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
a
prins
en
garde
tout
ce
que
le
Pere
lui
a
donne,
comme
estant
sien:
et
que
rien
n'en
perira,
d'autant
que
Dieu
est
plus
fort
que
les
hommes:
car
c'est
la
qu'il
nous
ramene,
Le
Pere
qui
vous
a
donne
a
moy,
est
plus
fort
que
tous.
Ainsi
donc,
que
nous
apprenions
de
nous
appuyer
du
tout
sur
la
vertu
invincible
de
Dieu,
quand
il
est
question
d'estre
asseurez,
qu'en
l'invoquant
nous
serons
exaucez,
et
que
nous
ne
doutions
point
que
comme
il
nous
a
introduits
au
bon
chemin
il
nous
donnera
perseverance:
et
encores
que
nous
soions
debiles
et
fragiles,
il
ne
souffrira
point
que
nous
defaillions:
mais
que
nous
serons
tousiours
conduits
en
sorte
que
de
plus
en
plus
il
augmentera
sa
vertu
en
nous.
Il
faut
que
nous
en
venions
la:
C'est,
que
non
seulement
Iacob
a
eu
pour
ennemis
ceux
qui
n'avoient
point
de
crainte
de
Dieu
ne
de
religion,
mais
son
propre
pere
Isaac,
voire
qui
estoit
alors
comme
chef
en
l'eglise:
Dieu
lui
avoit
mis
comme
en
depost
son
alliance,
afin
qu'il
en
fust
le
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