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27:65
65
SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
X.
66
sera
racle
quand
ce
viendra
devant
Dieu.
Voila
ce
que
nous
avons
a
retenir.
Or
il
adiouste
pour
declaration
:
Que
Dieu
fait
droict
a
Vorphelin,
a
la
vefve,
et
a
T
estranger:
que
Dieu
visite
V
estranger,
en
luy
donnant
dequoy
se
vestir
et
dequoy
se
nourrir:
mesmes
il
remonstre
aux
Iuifs,
qu'ils
avoyent
este
estrangers
en
la
terre
d'Egypte,
et
qu'ils
devoyent
se
souvenir
de
ceste
condition-la,
afin
d'exercer
toute
humanite
envers
les
estrangers.
Ceci
est
pour
approbation
de
la
doctrine
que
nous
avons
maintenant
touchee,
c'est
assavoir
que
Dieu
n'a
point
esgard
aux
personnes.
Et
qu'ainsi
soit,
dit
Moyse,
les
vefves,
les
orphelins,
les
estrangers
seront
tourmentez
en
ce
monde,
ils
n'auront
nul
support,
on
laissera
molester
une
vefve,
les
orphelins
seront
en
proye,
les
estrangers
seront
exposez
a
toutes
iniures,
et
nul
ne
s'y
oppose.
Et
pourquoy?
O!
il
semble
que
puis
qu'ils
n'ont
point
d'adveu
en
ce
monde,
qu'ils
n'ont
ne
parens
ni
amis,
qu'ils
peuvent
bien
souffrir
tout:
le
monde
s'accoustume
a
cela.
Or
au
contraire
il
est
dit
que
Dieu
est
le
tuteur
des
orphelins,
le
deffenseur
des
vefves,
et
le
protecteur
des
estrangers.
Cela
est
bien
contre
la
facon
commune
des
hommes:
car
comme
desia
nous
avons
dit,
on
s'addonne
de
faire
plaisir
a
ceux
qui
le
pourront
revaloir:
les
parens
et
amis
s'aideront
les
uns
les
autres,
cependant
les
povres
gens
seront
destituez.
Or
voici
Dieu
qui
vient
a
l'opposite,
quand
il
voit
que
les
hommes
se
fient
en
leurs
supports,
et
en
leurs
forces,
il
les
laisse
la:
et
bien,
essayez
donc
ce
que
vous
pouvez.
Car
aussi
quand
les
moyens
nous
sont
presentez
en
ce
monde
pour
nous
maintenir,
nous
mesprisons
Dieu,
et
nous
semble
que
nous
pourrons
bien
nous
passer
de
luy.
Non
pas
que
nous
le
disions:
mais
pource
que
bien
peu
de
gens
invoquent
Dieu
quand
ils
sont
favorisez
du
coste
des
hommes,
pour
ceste
cause
aussi
Dieu
n'en
tient
conte.
Mais
voici
les
vefves,
les
estrangers,
et
les
orphelins
qui
sont
contraints
de
gemir
a
luy,
et
quand
ils
ont
regarde
ca
et
la,
ils
ne
trouvent
point
de
faveur
ni
d'aide
entre
les
hommes:
qu'on
se
moquera
d'eux,
et
encores
qu'on
leur
promette,
ce
n'est
qu'eau
benite,
comme
on
dit:
en
sorte
qu'ils
ne
savent
ou
recourir:
cela
donc
les
rameine
a
Dieu,
et
en
gemissant
a
luy
ils
sont
exaucez.
Nous
voyons
maintenant
que
Moyse
par
tels
exemples
conferme
bien
la
doctrine
qu'il
avoit
mise,
que
Dieu
n'a
point
regard
aux
personnes:
car
ce
qui
est
contemptible
selon
le
monde,
luy
est
precieux:
et
la
ou
les
hommes
ne
daignent
pas
regarder,
c'est
la
ou
il
est
attentif.
Puis
qu'ainsi
est,
notons
en
premier
lieu,
que
si
nous
molestons
ceux
qui
ne
sont
point
deffendus
du
coste
des
hommes,
que
nous
avons
Dieu
pour
nostre
partie
formelle.
Et
si
ceci
nous
estoit
bien
persuade,
il
est
certain
que
nons
craindrions
plus
d'avoir
offense
Calvini
opera.
Vol.
XXVII.
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