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peut
pas
aider
du
remede
que
Dieu
luy
presente,
mais
le
reiette
entant
qu'en
luy
est:
son
ingratitude
empesche
qu'il
ne
iouisse
de
la
grace
qui
luy
est
offerte.
Et
d'autant
plus
serons-nous
inexcusables,
veu
que
ceci
nous
est
iournellement
presche.
Car
Dieu
ne
s'est
point
contente
d'avoir
envoye
son
Fils
pour
un
coup,
et
l'avoir
expose
a
la
mort,
de
l'avoir
frappe
en
son
ire,
combien
qu'il
l'aimast
comme
son
Fils
unique
(car
combien
qu'il
l'ait
voulu
abysmer
en
apparence,
et
qu'il*
ait
use
de
toute
rigueur
contre
luy,
si
est-ce
qu'il
a
tousiours
este
le
Fils
bien
aime
comme
nous
avons
dit:
mais
le
tout
a
este
afin
que
nous
fussions
absous)
il
ne
s'est
point,
di-ie,
contente
de
cela:
Mais
iournellement
il
nous
propose
ce
thresor,
afin
que
nous
en
iouissions:
il
nous
declare
que
Iesus
Christ
qui
a
eu
son
coste
perce,
a
auiourd'huy
son
coeur
comme
ouvert,
afin
que
nous
ayons
certitude
de
l'amour
qu'il
nous
porte:
Et
que
comme
il
a
eu
les
bras
attachez
en
la
croix,
maintenant
il
les
a
estendus
pour
nous
attirer
a
soy:
Et
qu'il
veut
que
toutes
ces
choses-la
nous
profitent:
que
comme
il
a
espandu
son
sang,
il
veut
qu'auiourd'huy
nous
soyons
plongez
la
dedans.
Quand
donc
Dieu
nous
convye
si
doucement,
et
que
Iesus
Christ
nous
propose
aussi
le
fruit
de
sa
mort
et
passion,
qu'il
nous
monstre
que
son
sang
est
tousiours
frais
(comme
l'Apostre
en
parle
en
l'Epistre
aux
Hebrieux)
que
ce
n'est
point
un
sang
qui
desseche,
ne
qui
defaille:
mais
d'autant
qu'il
s'est
sanctifie
par
sa
vertu
celeste
qu'il
ha
tousiours
ce
sang
frais:
comme
aussi
l'Apostre
a
use
de
ce
mot
la:
que
nous
scachions
que
sa
vertu
n'est
pas
amoindrie,
et
qu'elle
ha
tousiours
son
efficace
plene
et
entiere,
et
telle
qu'elle
avoit
du
commencement,
afin
que
nous
venions
tous
nous
ranger
a
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Et
apres
avoir
confesse
nos
povretez
et
y
estre
confus,
que
nous
ne
doutions
pas
toutesfois
qu'il
ne
soit
suffisant
pour
y
donner
tel
remede,
que
nous
pourrons
conclure
que
nous
sommes
receus
et
avouez
de
Dieu,
comme
ses
propres
enfans,
et
qu'il
nous
tient
pour
iustes
et
parfaits,
au
lieu
que
nous
estions
abominables
devant
luy.
Voyla
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
cette
doctrine.
Auiourd'huy
voyans
que
les
uns
se
gaudissent
et
se
mocquent,
les
autres
s'eslevent
en
orgueil
et
presomption,
et
cuident
par
leur
iustice
satisfaire
a
Dieu:
que
nous
renoncions
a
tels
blasphemes,
et
qu'en
vraye
foy
et
repentance
nous
cherchions
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
et
que
toute
nostre
affection
soit
de
nous
venir
ranger
a
luy,
quand
nous
sentirons
que
nous
sommes
ainsi
chargez
de
ce
fardeau
insupportable.
Or
nous-nous
prosternerons
devant
la
maieste
de
nostre
bon
Dieu,
en
cognoissance
de
nos
fautes,
le
prians,
etc.
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