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ACTES
DE
RATISBONNE.
tesmoings
et
contrerolleurs.
Et
cest
exemple
ne
seroit
pas
nouveau.
Car
S.
Ambroise
tesmoigne
que
l'Eglise
du
commancement
a
eu
des
Anciens,
sans
le
conseil
desquelz
il
ne
se
faisoit
rien,
et
que
ceste
coustume
s'est
esvanouye
par
la
nonchalance,
ou
plustost
par
l'arrogance
de
gens
scavans,
entant
que
ilz
ont
voulu
avoir
seuiz
toute
authorite.
D'avantage
puis
que
les
Canons
veulent
que
les
seculiers
ou
laiz,
soyent
admis
a
l'election
et
examen
des
prestres,
et
ne
les
exclud
point
de
la
discipline:
en
[fol.
146]
cela
ilz
donnent
a
entendre,
que
c'est
chose
convenable
a
leur
office,
d'avoir
congnoissance
des
choses
moindres.
Et
affin
que
les
Evesques
et
prestres
ne
soyent
occupez
en
affaire
seculier,
il
fault
aussi
remettre
ce
canon
en
usage,
c'est
que
chascun
Evesque
et
chascune
Eglise
ayt
son
receveur
et
deffenseur
et
visseigneur,
qui
ayt
la
charge
des
possessions,
champs
et
aultres
revenuz,
a
ce
que
les
Evesques
et
prestres
ne
soyent
aucunement
distraictz
de
la
predica-,
tion
et
des
admonitions.
Il
fault
aussi
par
un
mesme
moyen,
pourveoir
que
les
aultres
estatz
ecclesiastiques
s'aquitent
de
leurs
offices,
et
que
nul
qui
negligera
son
office
ne
receoive
pension
dc
l'Eglise,
mais
qu'on
en
mette
d'aultres
en
leur
lieu.
Et
pource
que
les
Canons
requierent
que
les
pensions
soient
moderees
selon
le
merite
d'un
chascun
office,
il
fault
aussi
bien
oster
l'abuz
qui
est
maintenant
:
c'est
qu'on
donne
aux
petis
enfans
ou
a
gens
ineptes
telle
pension,
et
aucunesfoys
plus
grande
qu'a
ceulx
qui
servent
continuellement
et
beaucoup
plus
utilement
a
l'Eglise.
Oultreplus,
affin
qu'on
puisse
tousiours
avoir
ministres
propres,
il
ne
fault
pas
seulement
qu'il
y
ayt
escoles
par
les
Eglises
:
mais
fault
aussi
nourrir
escoliers:
pour
les
apprester
au
ministere,
comme
le
concile
de
Vase
le
commande.
Telz
estoyent
anciennement
ceulx
qu'on
nommoit
lecteurs,
chantres
et
acoluthes.
Car
l'ordre
estoit
de
monter
par
ces
degrez
pour
parvenir
en
office
de
prestre
ou
d'Evesque.
Or
pource
que
le
principal
et
le
plus
necessaire
ministere
de
l'Eglise
est
de
la
doctrine,
puis
aussi
que
tout
ce
qu'on
lit,
qu'on
chante,
qu'on
prie,
ou
qu'on
expose
au
peuple
doit
servir
a
edification,
tellement
que
rien
ne
soit
faict
ne
mis
en
avant,
sinon
ce
qui
peult
edifier
toute
l'assemblee,
comme
sainct
Paul
clerement
l'enseigne
(1
Cor.
14,
26):
il
fault
aussi
reduire
les
canons
qui
commandent
de
ne
rien
lire,
chanter
ou
prier
en
l'Eglise
qui
ne
soit
prins
des
sainctes
lettres,
ou
conforme
a
icelles.
D'avantage,
que
mesme
les
choses
divines
soyent
ordonnees
en
telle
facon
et
reverence,
qu'il
y
ayt
bonne
[fol
147]
gravite
et
vraye
edification
de
foy.
Ainsi
comme
requiert
le
Livre
mis
en
avant
par
l'Empereur,
il
fault
diligemment
reveoir
et
corriger
toutes
les
lecons,
prieres
et
chantreries
receues
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