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c'est
ascavoir
que
de
nostre
coste
nous
sommes
pleins
de
corruption,
de
vilenie,
et
qu'il
n'y
a
point
une
seule
goutte
de
sante
en
nous,
que
nos
ames
sont
plenes
du
tout
de
vices
mortels:
mais
que
nostre
Seigneur
Iesus
nous
en
a
delivrez
du
tout,
et
que
quand
nous
viendrons
a
luy,
nous
trouverons
guarison:
Quand
di-ie
nous
conioindrons
ainsi
l'un
avec
l'autre,
alors
nous
cognoistrons
que
sinon
que
nous
ayons
nostre
refuge
a
ce
Redempteur,
ii
faudra
que
nous
cropissions
tousiours
en
nos
vices
et
miseres,
et
que
nous
y
pourrissions
plenement.
La
dessus
il
adiouste
aussi
bien
que
nous
avons
tous
decline,
et
que
chacun
s'est
esgare
en
sa
voye.
Yci
le
Prophete
nous
a
voulu
mieux
toucher
et
plus
au
vif
(comme
il
fut
hier
traitte)
que
nous
ne
pouvons
pas
sentir
a
bon
escient
la
necessite
que
nous
avons
d'estre
guaris
par
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
iusques
a
ce
que
chacun
ait
bien
examine
son
estat
et
cognu
ce
qu'il
est
en
soy.
Qui
est
cause
donc
que
nous
sommes
si
froids,
et
si
lasches,
quand
on
nous
parle
de
venir
a
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Pource
que
nous
n'avons
point
d'apprehension,
mais
sommes
comme
stupides.
Nous
verrons
de
ces
yvrongnes
qui
sont
tout
confit
en
leur
intemperance,
et
ne
font
nulle
fin,
iusques
a
ce
qu'ils
grincent
les
dents,
et
qu'ils
n'en
puissent
plus.
Si
on
leur
parle
de
medecins,
il
n'y
aura
que
gaudisserie:
ils
hocheront
la
teste,
mesmes
ils
mespriseront
tous
remedes.
Or
il
n'y
a
point
pire
yvrongnerie
que
ceste
stupidite
en
laquelle
sont
tous
povres
pecheurs,
iusques
a
ce
qu'ils
ayent
senti
que
c'est
d'avoir
Dieu
contraire.
Ainsi
chacun
se
donnera
toute
licence
a
mal,
et
la
mort
et
passion
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
cependant
sera
en
mespris,
et
on
n'en
tiendra
conte.
Ainsi
non
sans
cause,
le
Prophete
pour
nous
esveiller,
et
pour
nous
rendre
le
bien
qui
nous
est
apporte
par
Iesus
Christ,
plus
desirable,
monstre
que
nous
avons
tous
erre.
Or
outre
ce
que
i'ay
dit,
que
les
hommes
estans
profanes
mesprisent
le
iugement
de
Dieu,
il
y
en
a
aussi
qui
sont
enflez
d'une
folle
presomption.
Il
y
a
donc
deux
especes
de
gens
qui
ne
peuvent
faire
leur
profit
de
ceste
grace
infinie
qui
nous
a
este
acquise
par
le
Fils
de
Dieu:
car
les
uns
cuident
estre
iustes,
et
avoir
des
oeuvres
et
merites
pour
respondre
devant
Dieu.
Comme
nous
voyons
mesmes
qu'en
la
Papaute
ces
caphars
non
seulement
se
pensent
bien
acquitter
devant
Dieu,
mais.
ils
vendent
aussi
bien
une
portion
de
leurs
merites,
comme
s'ils
en
avoyent
de
superabondant:
Et
est
on
bien
aise
quand
on
peut
participer
a
leur
perfection
et
sainctete,
pource
qu'ils
sont
en
estat
Angelique.
Or
ceux
la
ne
pensent
point
avoir
besoin
de
la
mort
et
passion
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
ils
confesseront
bien,
comme
a
demi
bouche,
que
si
ont:
Mais
on
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