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QUATRIEME
SERMON
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tousiours
on
cognoisse
cela,
afin
qu'on
s'assuiettisse
a
une
telle
condition.
Et
au
reste,
quoy
qu'il
en
soit,
sachons
que
Dieu
ne
laissera
pas
son
oeuvre
qu'il
ne
l'amene
a
sa
droite
perfection,
combien
que
cela
ne
soit
point
cognu
des
hommes
du
premier
coup:
car
aussi
il
ne
le
faut
pas,
et
ne
seroit
pas
utile.
Au
reste,
si
Dieu
donne
quelque
signe
qu'il
nous
a
choisis
a
soy,
que
cela
se
demonstre
depuis
nostre
enfance,
nous
avons
dequoy
l'en
glorifier
tant
plus:
car
d'autant
que
sa
grace
a
plus
longue
estendue,
elle
merite
aussi
plus
de
louange:
mais
si
pour
un
temps
nous
demeurons
comme
reprouvez,
et
que
Dieu
ne
face
point
semblant
d'avoir
aucun
esgard
a
nous:
mais
plustost
que
nous
sommes
mis
comme
en
oubli,
et
en
la
fin
qu'il
nous
rappelle,
et
qu'il
nous
retire,
quand
nous
aurons
long
temps
este
egarez:
en
cela
aussi
nous
aurons
occasion
de
le
glorifier
au
double.
Bref,
comme
que
il
besongne
en
nous,
il
faut
que
nous
aions
tousiours
la
bouche
ouverte,
pour
recognoistre
sa
bonte
et
sa
misericorde.
Il
y
en
a
d'aucuns,
qui
des
leur
enfance
monstreront
que
Dieu
les
a
retenus,
comme
s'il
leur
tendoit
la
main,
s'il
les
mettoit
la
en
avant
pour
dire,
Ceux-ci
sont
miens:
et
de-fait,
ils
ont
des
leur
enfance
bonne
instruction,
et
puis
elle
profitera
en
eux,
tellement
que
on
verra,
Voila
une
semence
de
Dieu.
Or
ceux
la
(comme
i'ay
dit)
sont
bien
tenus
de
recognoistre
que
Dieu
les
a
privilegiez
d'autant.
Car
qu'ont-ils
non
plus
que
les
autres?
Nous
sommes
tous
corrompus
en
Adam.
Ainsi
donc,
quand
Dieu
les
conduit
d'un
fil
continuel,
depuis
leur
naissance
iusques
a
leur
vieillesse,
tant
plus
sont-ils
obligez
a
lui.
Mais
il
y
en
a
d'autres
qui
sont
comme
povres
creatures
et
miserables:
on
diroit
que
Dieu
les
a
du
tout
reboutez
:
et
les
uns
sont
dissolus
en
leur
ieunesse,
les
autres
sont
povres
idolatres:
et
quelque
devotion
qu'ils
aient,
neantmoins
c'est
tousiours
pour
s'aliener
tant
plus
de
Dieu,
et
pour
provoquer
son
ire,
mesme
ils
seront
quelque
fois
ennemis
de
toute
verite:
comme
nous
en
voions
l'exemple
en
saint
Paul,
lequel
a
este
une
beste
sauvage,
pour
espandre
le
sang
innocent,
il
n'a
cerche
sinon
a
dissiper
comme
un
loup
ravissant,
toutes
les
Eglises.
Voila
les
Corinthiens
qui
ont
este
paillards
et
adonnez
a
toutes
vilenies,
comme
saint
Paul
le
remonstre:
autant
en
est-il
des
Romains.
Vous
estiez
le
temps
passe
(ditil)
et
paillards,
et
yvrongnes,
et
adonnez
a
rapines,
et
a
fraudes,
tous
vos
membres
s'appliquoient
a
mal,
et
au
service
de
pecho.
Et
puis
il
dit
aux
Ephesiens,
Vous
avez
este
autre-fois
sans
Dieu,
sans
esperance
de
vie:
vous
estiez
tenebres
du
tout,
vous
estiez
en
la
mort
eternelle.
Or
quand
nostre
Seigneur,
pour
nous
humilier,
aura
permis
que
nous
soions
ainsi
espars
pour
un
temps,
et
puis
soudain
il
nous
appelle
a
soy,
que
nous
cognoissions,
helas,
non
seulement
il
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