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SERMON
LXXIII.
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d'eux
s'en
sont
moequez,
ie
di
les
Payens
desquels
nous
avons
les
livres,
qu'ils
ont
orie
:
Que
pensezvous
faire
povres
gens?
Quand
vous
aurez
este
adonnez
a
fraudes,
a
rapines,
a
outrages,
a
cruautez,
a
larrecins,
et
toutes
mesehancetez,
vous
viendrez
puis
apres
vous
reconcilier
a
Dieu.
Et
comment?
En
luy
apportant
quelque
portion
du
butin.
Mais
pource
que
la
facon
de
la
papaute
nous
est
plus
cogneue,
regardons
a
ce
qui
se
fait
la.
Quand
un
homme
aura
bien
pille,
et
desrobe,
s'il
donne
quelque
chasuble,
s'il
fonde
une
chappelle,
s'il
fonde
des
messes,
s'il
fait
faire
des
marmousets,
ou
ceci
on
cela:
O!
voila
Dieu
qui
est
bien
paye:
ii
ne
faut
plus
qu'il
doute
que
tous
ses
pechez
ne
luy
soyent
pardonnez
devant
Dieu:
quand
il
luy
aura
presente
quelque
portion
du
butin,
voila
Dieu
qui
est
bien
contente,
il
n'a
plus
que
demander,
quand
on
luy
aura
ainsi
ferme
la
bouche.
II
est
vray
qu'on
ne
parlera
pas
ainsi:
mais
la
chose
est
telle
neantmoins.
Oar
comment
est-ce
que
les
meschans
pensent
couvrir
toutes
leurs
iniquitez,
sinon
pource
qu'ils
cuident
avoir
appointe
avec
Dieu,
tellement
qu'il
ne
sache
plus
que
dire,
quand
ils
luy
auront
ainsi
fait
quelque
present,
comme
de
corruption?
Puis
donc
que
le
monde
se
mocque
ainsi
de
Dieu,
et
qu'il
luy
semble
qu'il
pourra
appointer
avec
luy
par
des
presens:
Moyse
au
contraire
dit,
que
Dieu
n'est
point
semblable
aux
hommes
mortels,
et
qu'il
ne
plie
point
pour
cela:
qu'on
ne
s'y
abuse
point
donc.
Car
si
nous
desirons
d'estre
reconciliez
avec
luy
apres
l'avoir
offense,
il
n'y
a
autre
moyen,
sinon
que
nous
venions
estans
abbattus,
ayans
un
esprit
angoisse,
nous
presenter
a
luy.
Car
comme
il
est
dit
au
Pseaume,
c'est
le
sacrifice
lequel
il
accepte
sur
tout:
et
quand
il
nous
recoit
en
grace,
que
nous
sachions
que
c'est
en
vertu
du
payement
qui
a
este
fait
en
la
personne
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
que
nous
ne
presumions
point
ae
luy
rien
apporter
du
nostre,
mais
que
nous
empruntions
ailleurs
ce
que
nous
n'avons
point
en
nous.
Cependant
toutesfois
si
faut-il
que
nous
hayssions
le
peche,
si
nous
desirons
que
Dieu
nous
recoive
en
son
amour:
il
faut
mesmes
que
nous
condamnions
ce
que
nous
cognoissons
de
mal,
si
nous
en
voulons
estre
absouts.
Et
pourtant
ne
venons
plus
avec
nos
vaines
phantasies,
cuidans
appaiser
Dieu
par
des
menus
bagages,
ou
bien
le
faisant
semblable
a
des
Iuges
corruptibles,
qui
s'esblouissent
pour
presens:
n'imaginons
rien
de
cela
en
luy,
mais
cheminons
en
rondeur.
Nous
voyons
donc
maintenant
que
Moyse
nous
a
voulu
tenir
en
bride,
nous
monstrant
quelle
est
la
nature
de
Dieu:
c'est
qu'il
nous
exhorte
a,
le
craindre,
pource
qu'il
est
terrible.
Et
puis,
d'autant
qu'il
n'accepte
point
les
personnes,
qu'on
se
despouille
de
toute
hau-
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