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Et
qu'ilz
ne
soyent
point
ordonnez
devant
que
d'estre
esprouvez:
ains
qu'il
y
ayt
quelques
gens
scavans
et
graves,
auxquels
soit
donnee
charge
en
chascun
diocese
d'examiner,
et
qu'iceux
ne
receoyvent
personne
s'il
n'apporte
tesmoignage
de
sa
vocation
a
un
certain
ministere,
et
de
ses
meurs,
puis
qu'ilz
esprouvent
sa
doctrine
touchant
les
principaux
poinctz
necessaires
a
l'Eglise.
S'ilz
en
[fol.
129]
trouvent
aucuns
du
tout
ignorans,
qu'ilz
empeschent
que
telz
ne
soyent
ordonnez,
advertissans
les
collateurs,
ou
les
Eglises,
qu'ilz
en
cherchent
d'aultros
idoines
et
suffisans.
Or
s'il
y
en
a
quelqu'un
moyennement
scavant,
et
qu'il
semble
povoir
estre
admis,
qu'il
soit
retenu,
estant
par
l'espace
d'un
moys
ou
deux
enseigne
par
quelque
examinateur.
Car
telz
examinateurs
ne
doyvent
pas
estre
seulement
auditeurs
oyseux,
de
ceulx
qu'on
ordonne:
mais
aussi
ilz
doyvent
prendre
la
peine
d'enseigner
les
ignorans
et
de
les
ouyr
souvent.
Et
que
les
Evesques
ou
gouverneurs
ayent
le
soing
et
esgard,
que
les
paovres
qui
sont
a
ordonner
ayent
cependant
leur
vie,
et
qu'ilz
soyent
pourveuz
de
quelques
petis
livres
necessaires.
S'ilz
pensent
que
ceste
gratuite
est
de
trop
grand
fraiz
et
despens,
qu'ilz
scachent
qu'il
n'y
a
aumosne
quelconque
plus
saincte,
que
d'ayder
aux
paovres
en
leur
estude,
et
de
pourveoir
aux
Eglises:
recongnoissans
que
si
grandes
richesses
leur
ont
este
donnees
pour
en
faire
telles
aumosnes.
Donc
ilz
feront,
que
les
paovres
qui
pourront
estre
ordonnez,
ayent
logis
et
precepteurs.
Or
a
celle
fin,
que
les
Pasteurs
et
aultres
Ministres
de
l'Eglise,
Prestres
et
Diacres,
puissent
invoquer
Dieu
en
bonne
conscience
et
vraye
foy,
que
ceste
loy
et
obligation
qui
defent
le
mariage
aux
Prestres,
soit
abolie,
et
que
on
puisse
eslire
gens
mariez
honnestes,
pour
estre
Prestres:
c'est
a
scavoir
pour
enseigner
l'Evangile
et
administrer
les
Sacrementz,
que
ceulx
aussi
qui
ont
este
ordonnez
devant
que
estre
mariez,
puissent
apres
leur
ordination
contracter
mariage
honneste.
Car
si
cela
n'est
ottroye,
plusieurs
lieux
seront
sans
Pasteurs,
et
est
a
craindre,
que
les
Eglises
ne
soyent
desolees
et
desertes.
Comme
desia
nous
scavons
bien,
qu'en
plusieurs
lieux
en
Allemaigne,
qui
sont
soubz
la
puissance
des
Evesques,
il
y
a
faulte
de
Pasteurs.
Doncques,
[fol.
130]
que
la
tradition
humaine
quitte
la
place,
et
que
la
loy
iniuste
donne
lieu
a
la
necessite
publicque
et
dignite
du
ministere:
et
a
celle
fin,
que
cela
soit
garde,
que
les
lyens
et
obligations
iniustes,
qui
espouvantent
et
destournent
les
gens
de
bien
et
modestes
de
tel
office,
soyent
ostez.
Veritablement
toutes
gens
modestes
tremblent
de
tout,
et
de
corps
et
d'ame,
quand
ilz
pensent
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