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caignard,
pres
des
cendres.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
considerer
en
Esau,
et
en
Iacob.
Or
c'est
une
instruction
pour
confermer
ce
que
nous
avons
traite
auparavant:
c'est
assavoir,
que
Dieu
ne
choisit
pas
les
hommes
selon
l'apparence
qu'ils
peuvent
avoir:
mais
aucontraire,
ce
qui
est
repute
le
plus
excellent,
il
le
laisse
la,
et
le
mesprise:
et
ce
qui
est
comme
reiette
des
hommes,
il
l'avance.
Nous
le
voions
tousiours:
mais
encores
il
n'y
a
nulle
doute,
que
le
saint
Esprit
n'ait
voulu
nous
proposer
ceci
en
la
personne
de
nostre
Pere
Iacob,
afin
que
nous
apprenions
d'abbatre
toute
fole
presomption,
et
ne
point
cercher
en
nous
pourquoy
Dieu
nous
elise,
pourquoy
aussi
il
poursuive
sa
grace
envers
nous:
mais
que
nous
cognoissions
qu'il
veut
estre
glorifie
en
nostre
petitesse:
et
nous
aurons
beaucoup
profite
quand
ceste
doctrine
sera
imprimee
en
nos
coeurs.
Car
il
n'y
a
rien
qui
nous
destourne
plus
de
Dieu,
que
quand
nous
voulons
avoir
quelque
vertu
digne
de
louange:
il
faut
que
nous
en
soions
pleinement
despouillez,
ou
nous
sommes
pleins
de
vent,
en
sorte
que
la
grace
de
Dieu
n'a
point
d'entree
en
nous.
D'autant
plus
donc
nous
faut-il
bien
retenir
ce
qui
nous
est
tant
necessaire:
c'est
assavoir,
que
quand
Dieu
nous
elit,
ce
n'est
pas
pour
nos
beaux
yeux
(comme
on
dit).
Et
au
reste,
si
nous
sommes
mesprisez
du
monde,
que
nous
ne
perdions
point
courage:
comme
nous
avons
remonstre,
qu'il
nous
doit
bien
suffire,
que
nous
soions
agreables
a
Dieu,
combien
que
le
monde
nous
desdaigne:
car
nous
voions
ce
qui
a
este
en
Iacob
:
le
voila
en
la
maison,
il
est
la
comme
un
fait-neant
(par
maniere
de
dire)
:
il
est
vray
qu'il
est
entier,
mais
quoy?
Ceste
simplicite-la
est-elle
prisee?
Se
fait-il
valoir?
a-il
reputation?
Il
n'y
a
rien
du
tout:
mais
voila
Esau
qui
est
comme
pardessus
les
nues
des
sa
naissance
:
il
est
homme
forme,
il
a
vigueur
en
soy:
et
puis
quand
il
croist,
il
a
grande
industrie,
il
semble
qu'il
doive
faire
merveilles.
Et
bien,
en
cela
nous
sommes
enseignez
que
le
tout
est
venu
de
Dieu.
Car
s'il
faloit
cercher
aux
hommes
la
cause
de
l'election,
il
est
certain
que
chacun
donneroit
sa
voix
a
Esau,
sans
doute.
Or
cependant
Dieu
prefere
Iacob:
et
pourquoy?
C'est
tout
au
rebours
de
ce
que
nous
pensons.
Ainsi
donc,
nous
avons
a
observer,
que
Dieu
a
tellement
dispense
sa
grace,
qu'il
a
voulu
que
on
cogneust
que
c'estoit
sa
seulle
bonte
qui
l'esmeust
a
aimer
Iacob.
Or
ceste
doctrine
merite
bien
d'estre
meditee
tout
le
temps
de
nostre
vie:
et
c'est
pour
rabbatre
(comme
i'ay
dit)
tout
ce
que
les
nommes
ont
d'outrecuidance
en
eux,
afin
qu'il
n'y
ait
que
la
pure
misericorde
de
Dieu
qui
y
reluise:
et
cependant
que
nous
cognoissions
que
l'Eglise
a
este
tousiours
petite
en
ses
commencemens,
voire
et
que
Dieu
l'avance
d'une
telle
facon,
qu'il
faut
que
l'infirmite
apparoisse
du
coste
des
nommes,
et
que
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