|
27:62
esmeus
a
amour
ou
a
haine:
car
tout
cela
n'est
ne
de
mise,
ne
de
recepte
envers
Dieu.
Quand
nous
viendrons
devant
luy,
il
regardera
nos
coeurs
tout
premierement:
et
encores
que
maintenant
ils
soyent
enveloppez,
et
qu'il
nous
semble
que
nous
ayons
nos
cachettes
pour
nous
couvrir,
si
est-ce
que
tout
viendra
en
clarte.
Ne
nous
trompons
point
donc
quant
a
ce
poinct-la.
Et
au
reste,
que
nous
sachions
que
Dieu
iugera
selon
la
verite
du
faict.
Nous
pourrons
maintenant
desguiser
les
choses,
comme
nous
faisons,
estans
de
nature
adonnez
a
hypocrisie:
mais
tous
ces
fards,
toutes
ces
belles
couleurs,
que
maintenant
nous
pretendons,
seront
effacees
quand
nous
viendrons
devant
Dieu.
Ainsi
cheminons
en
droicture,
et
integrite
de
coeur,
et
surtout
reiglons
toutes
nos
oeuvres
a
sa
Loy,
sachans
qu'il
n'a
point
esgard
aux
personnes:
et
que
par
cela
nous
soyons
tous
retenus.
Que
ceux
qui
ont
authorite,
et
qui
pourroyent
grever
les
petits,
et
les
foibles,
qu'ils
s'en
abstiennent
:
et
que
les
foibles
de
leur
coste
advisent
bien
que
Dieu
ne
laissera
pas
de
les
iuger,
puis
qu'il
n'est
point
accepteur
de
personne
:
et
pourtant
que
nous
n'apportions
que
droicture,
et
rondeur
de
conscience
devant
luy,
comme
il
n'y
a
rien
qui
vienne
en
conte
que
cela.
Ce
que
Moyse
adiouste
n'est
point
encores
sans
cause
:
Que
Dieu
ne
recoit
point
de
presens.
Il
est
vray
si
on
nous
demande,
Dieu
est-il
semblable
aux
Iuges
mortels
qui
se
corrompent
par
dons,
et
par
argent?
Il
n'y
aura
celuy
qui
ne
dise
que
non
:
et
mesmes
c'est
un
blaspheme
que
les
plus
meschans
auront
en
horreur.
Car
ils
diront,
Dieu
a-il
affaire
ne
d'or
ne
d'argent?
et
puis,
qu'il
soit
corruptible?
Cependant
si
ne
laissons-nous
pas
de
iuger
de
luy
ce
que
nous
savons
estre
faux.
Et
comment?
Car
tout
ainsi
que
nous
voyons
que
les
Iuges
terriens
sont
corrompus,
et
quand
on
leur
aura
graisse
les
mains,
qu'ils
se
laissent
mener,
et
que
la
ou
auparavant
ils
avoyent
donne
le
tort,
ils
donneront
le
droict,
qu'ils
flechissent,
qu'ils
changent:
il
nous
semble
que
nous
en
ferons
ainsi
avec
Dieu.
Nous
ne
le
dirons
pas
a
pleine
bouche:
mais
tant
y
a
que
iamais
les
hommes
ne
seroyent
si
hardis
a
mal
faire,
sinon
qu'ils
transfigurasset
Dieu,
et
qu'ils
se
feissent
accroire
qu'il
est
ployable,
et
qu'il
se
laisse
gagner
par
corruption.
Mais
venons
encores
a
ce
qui
a
este
accoustume
de
tout
temps.
Comment
est-ce
qu'on
a
cuide
appaiser
Dieu
en
la
papaute,
sinon
en
luy
portant
des
chandelles,
en
luy
faisant
des
perfums,
et
luy
faisant
quelques
autres
menus
fatras?
Il
a
semble
qu'il
se
contenteroit
de
tels
payemens:
comme
si
on
apportoit
quelque
present
a
un
Iuge
terrestre
pour
le
corrompre,
et
gagner.
Or
cela
n'a
pas
commence
par
la
Papaute.
Les
Iuifs
y
ont
este
trompez:
les
Payens
ont
eu
ces
superstitions-la:
combien
qu'aucuns
|