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ACTES
BE
RATISBONNE.
ter
la
voix
de
ce
bon
Pasteur,
et
le
suyvre
de
tout
nostre
coeur,
puis
[fol.
121]
qu'il
nous
donne
a
congnoistre
si
clerement
sa
voix,
que
nous
n'en
pouvons
doubter,
encor
que
nous
le
voulsissions.
Car
il
n'est
point
question
de
choses
doubteuses
et
obscures,
tellement
que
quelqu'un
puisse
doubter
de
ce
qui
est
a
recevoir,
ou
reiecter,
ou
qu'il
soit
besoing
d'attendre
enseignement
ou
iugement,
de
ceux
auxquelz
Dieu
a
donne
plus
amples
graces
de
son
Esprit
aux
aultres
nations.
Car
les
choses
que
nous
requerons
sont
si
bien
testifiees
et
si
evidemment
et
au
long
explicquees,
tant
par
la
saincte
Escripture,
que
les
Canons,
qu'en
differant
la
reformation
plus
oultre,
nous
declarerons
a
haulte
voix
a
Dieu,
que
nous
ne
voulons
point
qu'il
regne
sur
nous.
La
Religion
voirement
appartient
a
tous
ceux
qui
portent
la
marque
et
le
Nom
de
Christ:
et
eust
bien
este
convenable,
que
toutes
les
nations,
qui
retiennent
encores
ce
Nom,
d'un
commun
accord
et
d'un
mesme
courage,
eussent,
long
temps
a,
advise
de
corriger
les
vices
qui
sont
en
la
Religion,
pour
la
remettre
en
sa
purete.
Mais
cependant
que
les
aultres
nations
estant
empeschees,
ou
par
ignorance
de
verite,
ou
par
mauvaises
cupidites,
ou
bien
estant
oppressees
par
la
tyrannie
de
l'Antechrist,
negligent
leur
salut,
et
ayment
mieulx,
que
la
Religion
soit
corrumpue
que
remise
en
son
estat:
il
ne
fault
pas
que
pour
cela
nous
negligeons
nostre
salut,
et
perseverans
aux
polutions,
lesquelles
attirent
avec
elles
certaine
ruyne.
Combien
a
la
verite,
que
touchant
la
reformation
que
nous
demandons,
qu'on
tache
de
faire,
comme
elle
est
appertement
et
estroictement
commandee
et
requise
de
Christ
et
de
toute
l'Eglise:
il
n'y
aura
nulz
chrestiens,
en
quelque
part
que
ce
soit,
lesquelz
estant
deuement
advertis,
no
l'approuvent
et
louent.
Quand
aux
aultres,
comme
ilz
sont
encores
estrangers,
aussi
leur
voix
ne
doit
estre
escoutee
des
brebis
de
Christ,
mais
les
doit
on
fuyr
songneusement.
Finalement,
veu
que
par
ceste
reformation
nous
monstrerons
exemple
de
vraye
piete
aux
aultres
nations,
elles
auront
occasion
de
nous
en
scavoir
gre
et
non
point
de
s'en
[fol.
122]
scandalizer,
veu
qu'elles
en
sentiront
tres
grand
profit,
et
nulle
incommodite.
Touchant
ce
qu'il
y
demeureroit
pour
un
temps
quelque
variete,
dissimilitude
entre
les
aultres
nations
et
la
nostre,
cela
ne
se
fera
point
par
nostre
faulte,
et
ne
se
devra
appeller
scisme
pour
nostre
part.
Car
ce
n'est
point
nous
separer
ou
aliener
d'aucunes
vrayes
Eglises,
quand
nous
tachons
de
nous
adioindre
et
adherer
plus
purement
et
pleinement
a
l'Eglise
de
Dieu,
qui
a
este
des
le
commencement;
et
n'est
pas
introduire
quelque
dissimilitude
avec
les
Eglises,
quand
nous
retrenchons
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