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et
equitable,
suyvant
la
iustice,
sans
estre
addonne
a
partialite,
par
lequel
les
controversies,
qui
se
pourroyent
esmouvoir,
soyent
decidees,
et
par
ainsi
que
toute
iniquite
et
violence
soyent
corrigees.l)
Or
quand
nous
mettons
en
avant
ceste
reformation
de
l'Eglise
germanique,
on
a
coustume
d'obiecter,
qu'il
n'est
pas
licite
a
l'Allemaigne
de
rien
changer
de
elle
mesme
en
la
Religion,
que
les
aultres
nations
ne
changent
pareillement.
Que
la
Religion
appartient
aussi
bien
aux
aultres
nations
chrestiennes,
et
pourtant
qu'il
n'est
licite
d'en
rien
determiner
sans
[fol.
120]
leur
approbation,
veu
que
ce
qui
a
touche
a
tous,
doit
estre
de
tous
approuve.
Que
si
les
Allemans,
de
leur
propre
conseil,
entreprennent
de
rien
corriger
en
l'Eglise,
par
cela
ilz
ne
feront
aultre
chose,
sinon
augmenter
le
scisme
qui
est
a
present,
et
nous
est
cause
de
tant
de
maulx,
avec
le
gros
scandale
qui
est
par
tout
le
mondo:
et
que
par
consequent
la
diversite
des
Religions,
laquelie
est
auiourdhuy
entre
nostre
nation
et
les
aultres
tant
deshonneste
et
pernicieuse,
sera
faicte
encores
plus
grande,
ce
qui
ne
seroit
convenable
a
gens
craignans
Dieu,
et
seroit
trespernicieux
a
l'Allemaigne.
Mais
il
convient
respondre
a
toutes
ces
choses.
Puis
que
les
Chrestiens
doyvent
preferer
les
commandemens
de
Christ
a
la
volunte
des
hommes,
d'autant
que
Christ
vault
mieulx
que
tous
hommes,
qu'il
ne
leur
est
licite
de
retenir
ce
qu'ilz
congnoissent
certainement
avoir
este
defendu
par
ce
bon
Sauveur,
ne
aussi
de
differer
a
recevoir,
ce
qu'ilz
ne
peuvent
doubter
avoir
este
enioinct,
et
par
expres
commande,
de
celuy
qui
est
nostre
Dieu
et
seul
Maistre:
ia
soit,
que
tout
le
monde
leur
contredise
en
cela,
non
seulement
n'approuve
pas
ce
qu'ilz
font.
Car
c'est
une
reigle
perpetuelle,
qu'il
fault
plustost
obeir
a
Dieu
que
aux
hommes.
Or
nul
ne
peult
nyer,
que
les
choses
que
nous
avons
demonstre
devoir
estre
restituees
ou
corrigees
en
l'Eglise,
nostre
Seigneur
Iesus
n'ayt
clairement
et
estroictement
commande
de
les
corriger
et
recevoir,
tant
par
les
sainctes
Escriptures,
que
par
les
Canons
anciens,
et
les
ordonnances
des
Empereurs
chrestiens.
Parquoy,
encores
que
les
aultres
nations
ne
vousissent
iamais
admettre
ce
changement
commande
du
Seigneur,
c'est
a
dire
une
correction
des
vices
tresmanifestes
et
une
restitution
necessaire,
de
ce
qui
ne
se
doit
omettre:
et
mesme
y
contrevenir
de
tout
leur
povoir:
neantmoins
si
nous
ne
voulions
abondonner
Christ,
et
n'estre
plus
de
son
troppeau
:
nous
avons
a
escou-
1)
Les
Actes
latins
de
Bucer
page
l
l
l
mettent
en
tete
de
ce
qui
suit
nn
nouveau
titre
de
section:
Dilutio
eorum
quae
obiici
solent,
ne
Germania
aliquod
Reformationis
initium
ipsa
per
se
moliatur.
39
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