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De
biens
ecclesiastiques.
La
eharite
et
communication
fraternelle
qui
estoit
du
commencement
de
l'Eglise
entre
les
chrestiens,
les
incitoit
a
eslargir
et
consacrer
de
leurs
biens
a
Dieu,
tant
en
leurs
assemblees,
que
ailleurs:
a
ce,
que
ceux
qui
administroyent
[fol.
112]
les
biens
spirituelz,
c'est
a
dire
la
doctrine
de
vie
et
les
sainctz
Sacrementz,
eussent
leur
vivre
temporel,
pour
n'estre
point
distraictz
de
leur
ministere:
affin
aussi
que
les
freres
indigens
fussent
secourus
tellement,
que
nul
n'eust
necessite
en
la
compagnie
chrestienne.
Apres
les
Princes
fideles
ont
assigne
revenus
du
publique,
tant
pour
les
gaiges
des
Ministres,
et
de
ceux
qu'on
instruict,
pour
venir
au
ministere,
que
pour
la
nourriture
des
paovres.
Pareillement
les
aultres
ont
puis
donne
champs,
possessions,
heritaiges,
et
aultres
rentes.
Lesquelles
choses
par
succession
de
temps
ont
este
augmentees
sans
fin
et
sans
mesure,
pour
diverses
considerations.
Toutesfoys
les
Canons
ordonnent,
que
l'usage
et
la
distribution
de
tous
ces
biens
soit
telle.
A
scavoir
qu'on
en
face
quatre
portions.
Que
l'une
soit
laissee
a
l'Evesque,
a
ce
qu'il
puisse
soustenir
les
charges
de
son
office,
faire
bien
aux
paovres
estrangiers,
et
aultres,
et
entretenir
a
l'escolle
quelques
clers
pour
servir
a
l'Eglise.
Que
la
seconde
soit
pour
le
reste
du
clerge,
a
ce
que
chascun
se
puisse
entretenir
en
son
ministere,
ou
bien
a
l'escolle,
pour
se
preparer.
Que
la
tierce
soit
reservee
pour
entretenir
les
Temples
et
bastimentz,
et
fournir
a
telz
fraiz.
Que
la
quatriesme
soit
distribuee
aux
paovres.
Depuis
on
a
dresse
diverses
maisons
pour
la
necessite
des
Eglises,
tant
en
general,
que
des
hommes
particuliers,
avec
les
revenuz
dependans:
comme
sont
les
escolles,
les
hospitaulx,
pour
les
orfelins
et
paovres
enfans,
pour
vieilles
gens,
pour
malades,
pour
aultres
indigens
et
estrangiers:
lesquelz
tous
ont
leurs
noms
aux
decretz
et
constitutions
imperiales.
Ces
revenuz
pour
la
plus
grand
part,
ont
este
commis
au
clerge,
pour
les
conserver
et
dispenser;
pource
qu'on
estimoit
cest
estat
la
estre
de
plus
grande
fidelite
et
de
meilleure
affection
envers
les
paovres.
Ceux
qui
ont
eu
premierement
ceste
charge,
on
les
a
appellez
Diacres
et
soubz
Diacres.
Depuis
avec
le
temps,
on
a
institue
ceux
qu'on
nomme
oeconomes
et
defenseurs.
[fol.
113]
Or
long
temps
a
que
cest
ordre,
lequel
devoit
estre
inviolable,
entant
que
ces
biens
estoyent
dediez
a
Dieu,
a
este
abatu,
en
telle
sorte
que
non
seulement
les
portions,
qu'on
avoit
attribue
au
clerge
qui
servoit
a
l'Eglise,
ou
a
ceux
qui
se
preparoyent
pour
y
servir,
Item,
aux
estrangers,
et
aultres
paovres,
ne
leur
sont
donnees,
mais
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