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5:??1
ACTES
DE
RATISBONNE.
remis
au
dessus,
et
cependant
neantmoins,
que
le
droict
de
ceulx
qui
ont
maintenant
tiltre
d'Evesques,
et
iouissent
du
revenu,
demeure
en
son
entier,
c'est
une
chose
[fol.
108]
desirable
a
eulx
et
laquelle
ilz
doivent
beaucoup
plustost
promouvoir,
que
de
perseverer
a
grever
les
Eglises,
et
mesme
les
dissiper
et
desoler,
en
les
commettant
a
gens
ineptes
et
de
mauvaise
conscience,
seulement
pour
retenir
le
nom
de
pasteurs,
lequel
ilz
ont
occupe
iniustement:
veu
qu'en
faisant
le
premier
ilz
pourront
conserver
leur
estat,
dignite
et
seigneuries
pour
l'advenir,
et
avec
ce
la
grace
de
Dieu
et
des
hommes,
et
en
bonne
conscience
iouir
de
ce
qu'ilz
ont:
en
faisant
comme
ilz
font
maintenant,
il
leur
fault
plus
despendre
a
ces
ventres
inutiles
qu'ilz
commettent
en
leur
lieu,
comme
vicegerens.
Et
s'ilz
poursuivent,
il
est
certain,
qu'ilz
emflamberont
l'ire
de
Dieu
et
la
haine
des
hommes
contre
eulx
en
telle
sorte,
qu'ilz
se
mettront
avec
tous
leurs
biens
en
gros
peril.
Touchant
des
noms
et
des
tiltres,
et
aultres
choses
qui
pourroyent
servir
a
orner
et
establir
leur
puissance
et
dignite
pour
entretenir
et
garder
leurs
subiectz
en
obeissance,
on
en
pourra
facilement
convenir.
Encor
ne
suffit
il
pas
d'ordonner
ministres
sur
les
Eglises,
apres
les
avoir
bien
examine
selon
les
escriptures
sainctes
et
canons
anciens
et
constitutions
imperiales:
Item
de
leur
enioindre
ce
qui
appartient
a
leur
ministere,
distribuant
tout
en
bon
ordre,
les
delivrer
de
toute
charge
et
solicitude
non
convenable,
leur
donner
aide
et
support,
comme
il
a
este
dict
que
les
Princes
et
defenseurs
ecclesiasticques
deveront
faire:
mais
aussi
convient,
de
leur
permettre
et
ottroyer
toutes
choses,
lesquelles
pourront
servir
a
ce
qu'ilz
vivent
sainctement,
sans
reprehension,
et
hors
solicitude
mondaine,
et
ainsi
demonstrer
bon
exemple
a
tous
aultres
de
bien
et
honnestement
vivre.
Pour
ceste
cause,
mesme
pource
que
nous
avons
experimente
par
tant
de
scandales,
avec
si
grand
detriment
Jdes
Eglises,
comme
Dieu
veult,
que
son
ordonnance
soit
tenue,
par
laquelle
il
a
declare
qu'il
n'est
pas
bon
a
l'homme
d'estre
seul,
pourtant
qu'il
fault
qu'un
chascun
ait
sa
femme,
et
chascune
femme
son
mary,
[fol.
109J
affin
d'eviter
scortation:
sans
nulle
doubte,
si
on
ne
veult
perdre
l'Eglise,
on
ne
pourra
plus
differer
de
laisser
le
mariage
libre
a
tous
ministres
ecclesiastiques,
a
ce
que
chascun
selon
la
grace
qui
luy
sera
faicte,
et
sa
vocation,
vive
ou
en
mariage
ou
sans
se
marier,
et
ainsi
qu'il
puisse
servir
a
son
Eglise
en
bonne
conscience
et
sans
Offense.
Et
ne
doit
estre
grief,
de
laisser
derriere
les
canons
nouvellement
faictz
de
cela,
lesquelz
ne
conviennent
point
avec
la
parolle
de
Dieu:
veu
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