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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
602
que
nous
soyons
asseurez
que
les
bontez
de
Dieu
nous
seront
appareillees,
moyennant
que
nous
les
cerchions
selon
sa
parole.
Et
qu'ainsi
soit,
si
nous
n'avions
les
promesses
de
Dieu,
ce
seroit
presomption
a
nous
de
venir
a
luy,
et
luy
faire
quelque
demande
:
Seigneur,
i'ay
besoin
et
necessite.
Et
bien,
voyla
desia
quelque
chose
pour
venir
a
Dieu.
Et
bien,
Seigneur,
tu
es
bon
:
voyla
qui
augmente
le
courage.
Mais
pource
que
nous
sommes
tant
eslongnez
de
Dieu,
que
nous
ne
pouvons
pas
approcher
de
sa
maieste,
sinon
qu'il
descende
a,
nous:
il
faut
donc
que
devant
que
nous
puissions
avoir
nul
accez
a
faire
quelque
oraison,
que
nous
mettions
ce
fondement
qui
est
yci
donne:
c'est
ascavoir,
la
parole
de
Dieu,
quand
par
icelle
Dieu
nous
a
rendu
tesmoignage
que
sa
misericorde
est
apprestee,
qu'il
la
nous
met
en
avant,
et
la
nous
offre.
Il
ne
reste
sinon
que
nous
la
venions
recevoir
par
foy,
et
que
nous
declarions
ceste
foy-la
par
prieres
et
oraisons.
Ainsi
donc,
nous
voyons
l'ordre
qui
est
yci
mis
de
David,
c'est,
qu'il
nous
amene
a
Dieu,
afin
que
nous
prenions
tout
nostre
contentement
et
repos
et
toute
nostre
resiouissance
sur
sa
pure
bonte.
Et
puis,
qu'il
nous
recoyve
par
sa
misericorde,
nous
ayant
regarde
en
pitie.
Pour
le
troisieme,
il
nous
monstre
comment
nous
devons
faire
une
telle
demande,
c'est,
pource
que
Dieu
s'est
oblige
a
nous
de
son
bon
gre,
et
qu'il
nous
a
rendu
tesmoignage
qu'il
nous
sera
prochain.
Quand
donc
nous
viendrons
a
luy
en
telle
facon,
ne
doutons
point
qu'il
ne
nous
exauce
en
ce
que
nous
luy
aurons
demande.
Et
notamment
il
dit,
Parole
a
ton
serviteur:
pour
nous
monstrer
qu'il
faut
qu'un
chacun
de
nous
applique
les
promesses
de
Dieu
a
son
usage
particulier.
Que
nous
ne
facions
point
comme
les
Papistes,
qui
diront,
O,
il
est
vray
que
Dieu
a
promis
cecy
et
cela,
mais
nous
ne
scavons
pas
s'il
nous
appartient.
Et
ce
ne
sont
pas
les
idiots
qui
parlent
ainsi,
mais
c'est
la
doctrine
de
toutes
leurs
escoles
et
synagogues
diaboliques.
Voyla
comme
parlent
tous
les
docteurs
de
la
Papaute,
que
les
promesses
de
Dieu
sont
incertaines,
qu'il
nous
les
faut
recevoir
comme
pendues
en
Fair:
qu'il
ne
les
faut
pas
accepter
du
tout,
pour
dire,
ie
ne
doute
point
que
Dieu
ne
parle
a
moy.
Or
au
contraire,
il
nous
faut
faire
ceste
conclusion
que
fait
yci
David,
Seigneur,
selon
ta
parole
donnee
a
ton
serviteur.
Il
ne
dit
point,
Selon
ta
parole
donnee
a
ie
ne
scay
qui,
aux
hommes
du
nombre
desquels
ie
ne
suis
pas,
en
telle
sorte
que
ie
ne
m'y
puisse
pas
appuyer:
mais
il
dit,
Selon
ta
parole
donnee
a
moy,
Seigneur.
Apprenons
donc
a
son
exemple,
quand
nous
demanderons
a
Dieu
qu'il
nous
assiete,
de
luy
alleguer
ses
promesses,
voire
les
appliquant
a
nous,
comme
c'est
aussi
a
un
chacun
de
nous
en
particulier
qu'elles
s'adressent,
et
a
tous
en
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