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27:60
fondee
en
la
verite
de
Dieu,
que
nous
sachions
que
c'est
une
doctrine
infallible
que
nous
tenons:
et
cependant
que
nous
ne
cognoissions
point
Dieu
pour
le
mespriser:
mais
que
ceste
cognoissance-la
apporte
avec
soy
une
humilite,
que
nous
soyons
du
tout
abbattus
pour
adorer
celuy
qui
est
si
haut,
et
incomprehensible,
celuy
devant
lequel
les
Anges
tremblent.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
noter:
que
iamais
les
hommes
ne
cognoistront
Dieu,
iusques
a
ce
qu'ils
ayent
apprehende
ceste
gloire
infinie
qui
est
en
luy,
pour
s'abbaisser,
voire
pour
estre
aneantis
du
tout,
afin
qu'ils
se
dedient,
et
s'addonnent
a
l'honorer,
et
a
le
servir.
Or
ceci
est
tresmal
prattique:
car
ceux
qui
se
vantent
d'avoir
profite
en
l'Evangile,
sauront
bien
habiller,
et
leur
semble
qu'ils
sont
les
plus
habiles,
quand
ils
pourront
caquetter
a
plaisir:
et
cependant
sans
nulle
reverence.
Comme
on
voit
que
l'Escriture
^saincte
est
auiourd'huy
tant
villainement
profanee
*par
beaucoup
de
gens
qui
en
tiendront
leurs
propos:
mais
ce
sera
comme
de
fables:
et
les
autres
se
voudront
monstrer
en
subtilite:
les
autres
voltigeront
en
des
questions
curieuses,
et
de
nul
profit.
Voila
donc
comme
la
parolle
de
Dieu
sera
auiourd'huy
demenee
a
Tappettit
des
hommes
sans
aucune
crainte,
ni
humilite,
et
par
faute
d'avoir
entendu
ce
qui
est
ici
remonstre
par
Moyse:
c'est
assavoir
qu'en
approchant
de
Dieu
nous
devons
concevoir
ceste
maieste
espouvantable
qui
est
en
luy,
afin
de
nous
tenir
en
bride
courte,
et
nous
ranger
sous
sa
suiettion,
luy
porter
un
tel
hommage,
que
quand
il
parle,
nous
soyons
la
estonnez
iusques
a
ce
que
nous
ayons
cogneu
ce
qu'il
nous
dit:
et
en
le
cognoissant,
que
nous
soyons
prests
et
appareillez
de
nous
ranger
sans
aucune
contradiction.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage,
quand
Moyse
dit
que
le
Dieu
qui
s'est
declaire
en
sa
Loy,
est
grand
et
terrible.
Or
il
est
certain
que
Dieu
ne
nous
veut
point
dechasser
loin
de
luy,
il
nous
veut
plustost
gagner
par
douceur:
mais
si
faut-il
que
nous
soyons
mattez,
a
cause
de
l'orgueil
qui
est
en
nous,
et
que
nous
prenons
ceste
hardiesse
de
l'offenser,
et
que
nous
ne
sommes
point
accoustumez
a
ce
ioug,
et
qu'il
n'est
rien
plus
difficile
que
de
nous
captiver:
devant
(di-ie)
que
nous
concevions
la
bonte
de
Dieu,
il
faut
que
nous
soyons
domptez
de
ceste
crainte
de
laquelle
parle
ici
Moyse.
Mais
si
est-ce
qu'il
faut
qu'elle
soit
tellement
moderee,
que
nous
ne
fuyons
point
la
bonne
doctrine,
que
nous
ne
soyons
point
esperdus
pour
reietter
incontinent
ce
que
Dieu
nous
dira:
mais
que
ce
soit
un
preparatif
pour
nous
rendre
bons
disciples,
et
pour
attirer
nos
esprits
a
une
telle
docilite,
que
tout
ce
que
nous
avons
de
nature
soit
aneanti,
afin
que
rien
n'empesche
que
nous
ne
recevions
la
doctrine,
sans
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