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ACTES
DE
EATISBONNE.
Evesque
propre:
veu
aussi,
qu'il
n'est
pas
utile
de
commettre
plus
d'Eglises
a.
un
homme,
qu'il
ne
peult
visiter
personnellement
une
foys
l'an,
sans
deffaillir
a
son
Eglise
propre:
affin
que
les
Eglises
ne
soyent
plus
fraudees,
comme
elles
ont
esto,
de
la
sollicitude
que
leur
doyvent
les
Ministres
:
il
fauldra
aussi
proveoir,
que
chascune
ville
peuplee
ayt
son
pasteur,
avec
telle
condition,
qu'il
ayt
le
gouvernement
entier:
a
ce
qu'il
ayt
pleine
puissance,
et
d'ordonner
son
Eglise
a
laquelle
il
sera
principallement
lye,
et
aussi
les
aultres
moindres
d'alentour,
qui
en
dependront,
tant
en
les
visitant,
comme
en
faisant
les
aultres
choses
appartenantes
a
la
charge
episcopale.
Il
fauldra
donc
mettre
peine,
de
restituer
et
observer
l'ordre
et
la
forme
et
la
distinction
du
gouvernement
ecclesiasticque,
selon
que
les
anciens
Canons
le
descrivent,
quant
a
l'office
des
Evesques
et
Archevesques.
Car
mesme
par
cy
devant
on
a
constitue
plusieurs
suffragans,
Archeprestres
et
Archediacres,
sus
un
mesme
Evesehe,
quand
il
estoit
si
grand,
qu'un
seul
homme
n'y
povoit
suffire.
Or
combien
a
nuict
cela
aux
Eglises,
qu'elles
n'ont
pas
eu
chascune
son
Ministre
propre
et
idoyne,
et
ont
este
desprouveues
et
destituees,
de
la
sollicitude
que
leur
devoyent
leurs
Evesques,
on
ne
le
scauroit
assez
explicquer
de
parolles.
Item,
puis
qu'il
n'est
possible
a
homme
vivant
de
soubstenir
ensemble
charge
civile
et
ecclesiastique:
pour
laquelle
raison
aussi
les
Canons
anciens
defendent
si
estroictement,
que
nul
estant
depute
a
office
ecclesiastique,
et
singulierement
[fol.
106]
les
Evesques,
ne
prenne
charge
seculiere:
il
sera
necessaire
pareillement
de
diviser
ces
offices,
tellement
que
ceux
qui
auront
le
gouvernement
spirituel
de
l'Eglise,
n'ayent
pas
la
charge
et
administration
temporelle.
Or
comme
ainsi
soit,
que
les
Evesques
qu'on
appelle
auiourdhuy
ne
se
soucient
que
des
seigneuries
temporelles
et
communement
ne
sont
pas
instruictz
pour
faire
vray
office
episcopal,
en
enseignant,
distribuant
les
Sacremens,
et
corrigeant
par
discipline
ecclesiasticque
ceux
qui
faillent,
tant
du
clerge
que
du
peuple:
nous
ne
voyons
nul
moyen
plus
commode
ne
tolerable
a
tous
les
estatz,
tant
en
general,
comme
en
particulier,
ne
a
tout
l'Empire,
ny
mesme
plus
salutaire
aux
Eglises,
selon
que
les
choses
sont
auiourdhuy
disposees
en
l'Allemaigne:
que
de
laisser
les
seigneuries
a
ceux
qui
les
administrent
maintenant
et
qu'on
a
accoustume
d'eslire,
pour
les
administrer,
a
telle
condition
que
la
dignite
et
puissance,
qu'ilz
ont
maintenant,
leur
demeurera
saulve,
et
puis
que
par
les
Eglises,
tant
celles
qui
sont
maintenant
cathedrales,
que
celles
lesquelles,
selon
les
Canons,
devoient
avoir
leurs
propres
Evesques,
on
ordonne
Ministres
et
Pasteurs,
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