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DIXIEME
SERMON
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cipiter
les
hommes
en
ruine,
quand
ils
s'eslevent
plus
qu'il
en
leur
appartient.
Advisons
plustost
de
domter
toutes
nos
cupiditez,
et
que
nous
les
tenions
comme
captives,
ainsi
que
sainct
Paul
en
parle.
Car
qui
est
cause
qu'auiourd'huy
tant
de
gens
se
dressent
contre
l'Evangile?
ce
n'est
pas
qu'ils
ne
cognoissent
que
ceste
doctrine
ne
soit
bonne,
et
qu'ils
n'en
iugent
ainsi:
mais
cependant
ils
n'en
sont
pas
vrayement
persuadez
pour
dire,
Voyla
comme
il
nous
faut
vivre.
Chacun
veut
avoir
la
liberte
de
faire
ce
que
bon
luy
semblera.
Il
faut
donc,
pour
confesser
que
les
iugemens
de
Dieu
sont
iustes,
que
nous
apprenions
de
tenir
toutes
nos
passions
captives:
que
nous
souffrions
d'estre
condamnez
par
luy,
et
redarguez
comme
il
appartient
en
tous
nos
vices,
et
en
toutes
nos
imperfections.
Or
pouvons-nous
faire
cela?
c'est
a
dire,
nous
sommes-nous
assuiettis
a
la
parole
de
Dieu?
Il
faut
que
nous
soyons
aussi
bien
suiets
a
sa
main,
qu'il
frappe
quand
il
luy
plaira,
et
quo
nous
cognoissions
vivement
que
nous
avons
failly,
confessans
qu'il
nous
afflige
iustement,
ou,
comme
il
dit
yci,
en
verite.
C'est
en
somme,
qu'il
est
iuste
en
nous
punissant,
comme
sage
en
nous
enseignant:
l'un
depend
de
l'autre,
c'est
a
dire,
le
second
depend
du
premier.
Car
celuy
qui
sera
venu
a
ceste
humilite
dont
parle
David,
de
cognoistre
qu'en
la
parole
de
Dieu
il
n'y
a
qu'une
doctrine
saincte,
une
verite
infallible,
une
equite
si
parfaite
que
rien
plus:
celuy
qui
aura
cognu
cela,
il
aura
quant
et
quant
dequoy
estre
fortifie
pour
recevoir
les
corrections
d'un
esprit
debonnaire,
et
de
ne
se
point
fascher
pour
regimber
a
l'encontre
de
l'esperon,
comme
nous
avons
accoustume
de
le
faire.
Souffrons
donc
maintenant
que
Dieu
nous
redargue,
voire,
et
qu'il
nous
afflige,
attendu
qu'il
fait
tout
cela
pour
nostre
profit
et
salut.
Voyla
quelle
est
la
somme
de
ce
verset.
Il
adiouste
puis
apres,
Que
ta
misericorde
soit
pour
me
consoler
selon
ta
parole
donnee
a
ton
serviteur.
Yci
David
fait
une
requeste
plus
generale
que
celle
que
nous
avons
desia
veue.
Il
demandoit
a
Dieu
qu'il
fust
enseigne
par
luy:
maintenant
il
adiouste,
Que
ta
misericorde
soit
pour
me
consoler.
Comme
s'il
disoit,
Seigneur,
ie
t'ay
requis
une
chose
speciale
et
particuliere,
mais
Aadiouste
maintenant
qu'en
tout
et
par
tout
tu
me
sois
propice,
que
ta
misericorde
s'estende
sur
moy,
que
rien
ne
me
defaille.
Tu
vois
ce
qui
m'est
necessaire
et
utile:
Seigneur
donc
qu'en
toutes
sortes
ie
t'experimente
bon
et
pitoyable.
Voyla
quelle
difference
il
y
a
entre
la
premiere
requeste
que
nous
avons
desia
veue,
et
ceste
seconde.
Or
c'est
un
poinct
qui
est
bien
digne
d'estre
note.
Car
(comme
desia
nous
avons
dit)
voyla
le
premier
que
nous
devons
avoir
en
singuliere
recomman-
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