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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
598
nostre
seus
avec
la
sagesse
de
Dieu.
Et
puis
de
la
contrariete
de
nos
affections
et
cupiditez
mauvaises,
avec
ia
bride
qu'il
nous
met
pour
nous
renger
a
son
plaisir
et
a
son
obeissance,
quand
les
hommes
veulent
prendre
conseil
de
leur
teste,
qu'ils
trouvent
a
contreroler
en
tout
ce
que
Dieu
dit
en
sa
parole:
alors
nous
accordons
autant
que
le
feu
et
l'eau.
Car
toute
nostre
sagesse
n'est
que
vanite
et
mensonge,
quand
on
la
voudra
opposer
a
l'Escriture
saincte
et
a
la
doctrine
de
ia
Loy,
et
a
tout
ce
qui
est
contenu
aux
Prophetes
et
en
l'Evangile.
Comme
nous
voyons
qu'auioud'huy
le
monde
ne
s'y
peut
nullement
assuiettir.
D'ou
viennent
tant
de
combats
et
de
dissensions
qui
sont
en
la
Chrestiente?
C'est
d'autant
que
les
hommes
veulent
estre
par
trop
sages,
et
qu'ils
ne
peuvent
iamais
honnorer
Dieu
iusques
la
pour
dire:
Seigneur,
combien
que
nostre
sens
nous
meine
tout
au
rebours,
si
est-ce
qu'il
nous
faut
renger
a
toy.
Pource
que
les
hommes
ne
peuvent
venir
a
ceste
raison-ia,
il
faut
que
les
esclats
en
volent,
que
le
monde
soit
corrumpu.
Voyla
donc
qui
empesche
la
plus-part,
de
confesser
de
coeur
comme
de
bouche,
que
les
iugemens
de
Dieu
sont
iustes:
c'est
a
dire,
qu'il
y
ait
toute
perfection
de
sagesse
en
sa
Loy,
en
ses
Prophetes,
et
en
l'Evangile:
qu'il
salle
que
nous
luy
facions
hommage
en
tout
cela,
cognoissans
qu'il
est
impossible
de
trouver
un
seul
poinct
a
redire
en
tout
ce
qui
est
la
contenu.
Car
encores
que
nous
entendions
bien
que
les
iugemens
de
Dieu
sont
iustes,
c'est
a
dire,
tellement
que
nostre
esprit
s'y
puisse
conformer,
que
nous
en
iugions
ainsi:
si
est-ce
toutesfois,
que
voyla
nos
cupiditez
et
nos
passions,
qui
sont
impetueuses
pour
resister
a
Dieu
et
luy
estre
contraires.
Comme
quoy?
Un
paillard
sera
bien
convaincu
que
sa
paillardise
est
meschante:
un
yvrongne
condamnera
son
yvrongnerie:
et
ne
dira
point
de
ce
vice,
auquel
ii
est
adonne,
que
ce
soit
vertu.
Autant
est-ii
d'un
blasphemateur,
d'un
larron.
Mais
neantmoins,
si
est-ce
que
telles
gens
ne
peuvent
pas
donner
gloire
a
Dieu,
disans,
que
sa
Loy
est
iuste:
car
ils
murmurent
a
l'encontre,
et
se
despitent
de
ce
qu'il
ne
leur
met
pas
la
bride
sur
le
col,
qu'il
ne
leur
donne
toute
licence
de
faire
ce
que
bon
leur
semblera.
S'il
estoit
en
eux,
ils
voudroyent
arracher
Dieu
de
son
siege,
afin
qu'il
n'eust
plus
nulle
authorite
sur
eux.
Voyla
que
c'est
des
affections
humaines.
Ainsi
donc,
il
se
trouvera
bien
petit
nombre
de
gens
qui
soyent
semblables
a
David,
qui
disent
en
verite
et
sans
fiction,
Seigneur,
i'ay
cognu
que
tes
iugemens
sont
iustes.
Quand
il
dit
qu'il
a
cognu,
il
signifie
qu'il
a
acquis
nouvelle
intelligence,
qu'il
n'avoit
eu
auparavant,
comme
s'il
disoit,
Seigneur,
i'ay
profite
iusques
la,
que
i'ay
renonce
a
mon
sens
et
a
ma
raison:
car
ie
scay
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