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traire.
Car
noz
Eglises
ont
eu
bonnes
et
iustes
causes
de
changer
aucunes
traditions
humaines,
ausquelles
estoyent
survenues
quelques
superstitions.
Car
il
fault
que
ceste
doctrine
de
Christ
soit
congneue:
C'est
en
vain
qu'on
me
honnore
par
commandemens
humains.
D'avantage
la
chose
monstre,
lesquelz
ce
sont,
qui
rompent
le
lyen
de
charite.
Les
Papes
et
aucuns
Evesques
meurtrissent
les
nostres
et
enflambent
les
coeurs
des
Princes
alencontre
de
nous.
Cependant,
ilz
se
vantent
de
garder
le
lyen
de
charite,
et
que
nous
le
rompons:
pource
que
nous
negligeons
quelques
traditions
iniustes.
Combien
que
l'office
de
charite
est
user
d'equite
a
moderer
les
traditions.
Au
tiltre
de
penitence
apres
la
cheute,
le
reste
nous
plaist
bien,
mais
pource
que
les
nostres
ont
puis
apres
presente
des
articles
de
confession
et
satisfaction,
il
ne
nous
a
pas
este
loisible
de
nous
taire,
en
cest
endroict,
de
ce
qui
est
touche
la
de
ceste
matiere,
de
peur
qu'il
ne
semblast
advis,
que
nous
le
vouisissions
recevoir.
Mortification,
en
Pescripture,
signifie
l'oeuvre
du
S.
Esprit,
au
milieu
des
grandes
tribulations:
desquelles
nous
voions
l'Eglise
estre
asprement
agitee
en
dangiers
assiduelz.
Mais
le
recit
des
pechez,
et
la
satisfaction
sont
formes
de
faire
inventees
des
hommes:
auxquelles
beaucoup
d'abuz
sont
survenus.
En
ce
mesme
lieu
S.
Paul
est
allegue,
pour
louer
les
satisfactions
:
comme
ainsi
soit
qu'il
parle
la
de
la
peine
ordinaire
constituee
en
l'Evangile,
a
scavoir
de
l'excommunication.
Ce
dire
n'appartient
rien
a
ces
satisfactions
nouvelles.
Au
tiltre
des
Sacremens,
le
Livre
dict
bien,
en
disant
que
la
grace
n'est
pas
seulement
signifiee
par
les
Sacremens;
mais
aussi
que
ceux
qui
en
usent
sont
sanctifiez.
Toutesfoys
nous
desirons,
qu'on
adiouste,
que
ceux
qui
sont
en
eage
de
discretion
doivent
[fol.
100]
venir
aux
Sacremens,
avecques
foy,
pour
recevoir
les
promesses,
a
cause
desquelles
les
Sacremens
sont
instituez.
Item:
Que
iceux
ne
profitent
de
rien
a
ceux
qui
sont
en
eage,
sinon
qu'ilz
ayent
bon
coeur
et
droict.
Quant
a
l'ordination
nous
approuvons
tresbien
l'ancienne
coustume
de
l'Eglise,
c'est
que
ceux
qu'on
doit
promouvoir
soyent
examinez
et
instruictz,
et
qu'on
ne
les
admette
point
au
ministere
sans
le
tesmoignaige
de
gens
doctes,
lesquelz
soyent
au
gouvernement
de
l'Eglise.
Et
seroit
a
desirer,
que
les
Evesques
apres
la
reformation,
prinssent
sus
eux
ceste
charge:
laquelle
comme
elle
est
tresdifficile,
aussi
est
elle
necessaire
a
l'Eglise.
De
faict
nous
avons
entendu,
que
les
nostres
ont
nommement
concede
l'authorite
de
promouvoir
aux
Evesques,
si
la
reformation
procede.
Or
combien
que
les
nostres
par
quelque
espe-
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