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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
594
D
I
X
I
E
M
E
SERMON.
Du
Dimanche
26.
iour
de
Mars,
1553.
Dixieme
huictain.
IOD.
Tes
mains
m'ont
fait
et
forme,
donne-moy
donc
entendements
afin
que
^apprenne
tes
commandemens.
M
quand
ceux
qui
te
craignent
me
verront,
ils
seront
ioyeux,
pourtant
que
ie
m1
atten
a
ta
parole.
Ie
cognoy,
Seigneur,
que
tes
iugemens
sont
iustes,
et
que
tu
m'as
humilie
en
verite.
Ie
te
prie
que
ta
benignite
me
console
selon
ta
promesse
faite
a
ton
serviteur.
Que
ta
compassion
vienne
sur
moy,
et
ie
vivray:
car
ta
Loy
est
ma
delectation.
Que
les
orgueilleux
soyent
confus:
car
ils
m'ont
perverty
faussement:
mais
moyf
ie
mediteray
en
tes
commandemens.
Ceux
qui
te
craignent,
reviennent
a
moy,
et
ceux
qui
cognoissent
tes
tesmoignages.
Mon
coeur
soit
entier
en
tes
ordonnances,
afin
que
ie
ne
eoye
confus.
Nous
avons
a
tenir
ceste
regle
en
priant
Dieu,
de
ne
point
mesurer
son
affection
ne
son
amour
selon
nos
pensees:
mais
le
cognoistre
tel
qu'il
est,
et
tel
qu'il
se
declare
a,
nous.
Et
voyla
pourquoy
il
dit
par
son
Prophete
Isaie,
apres
avoir
declare
qu'il
aura
pitie
de
son
Eglise
pour
la
sauver,
N'estimez
point
que
ie
soye
semblable
a
vous:
car
il
y
a
aussi
longue
distance
entre
mes
pensees
et
les
vostres,
comme
il
y
a
du
ciel
a
la
terre.
Ne
mesurons
point
donc
la
bonte
de
Dieu
a
nostre
imagination:
mais
(comme
i'ay
desia
dit)
scachons
que
ce
n'est
point
en
vain
qu'il
nous
declare
et
nous
testifie
que
sa
bonte
et
l'amour
qu'il
nous
porte,
sont
choses
infinies,
que
nous
contemplons
par
foy
tant
seulement.
Et
c'est
afin
que
nous
venions
a,
luy
en
plus
grande
hardiesse
pour
l'invoquer,
ne
doutans
point
que
nous
n'obtenions
ce
que
nous
luy
demanderons,
voire
entant
qu'il
sera
expedient
pour
nostre
salut.
Suyvant
cela,
David
met
yci
en
avant,
qu'il
a
este
cree
de
Dieu.
Comme
s'il
disoit,
Seigneur,
ie
ne
vien
point
a
toy,
comme
nous
avons
accoustume
de
venir
aux
hommes.
Ie
n'allegue
aucun
merite
par
lequel
ie
t'aye
oblige
a
moy:
car
tu
ne
m'es
en
rien
redevable:
mais
i'allegue
tes
benefices
que
i'ay
desia
senty,
afin
que
tu
continues.
Car
voyla
la
vraye
nature
de
Dieu,
ascavoir,
de
desployer
tousiours
ses
graces
sur
nous
sans
iamais
se
lasser:
comme
il
est
une
fontaine
qui
iamais
ne
tairit:
et
ne
faut
point
craindre
qu'il
diminue,
ne
qu'il
nous
soit
chiche
de
ses
biens,
car
il
eo
a
assez
pour
continuer
sans
fin
et
sans
cesse.
Calvini
opera.
Vol.
XXXII.
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