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mortelle
satisfaire
a
la
loy
de
Dieu.
Or
il
est
necessaire
que
ceste
doctrine
soit
arrestee
en
l'Eglise
et
familierement
congneue,
que
pour
la
corruption
de
nostre
nature,
mesmes
les
hommes
regenerez
ne
peuvent
satisfaire
a
la
loy,
ceste
vie
durant,
mais
sont
iustes,
c'est
a
dire
aggreables
a
Dieu
par
foy,
a
cause
du
Mediateur
Iesus
Christ.
Parquoy
il
seroit
expedient
non
seulement
de
recevoir
ceste
cotation,
mais
aussi
de
mettre
expressement
en
quelque
lieu
que
l'homme
regenere
ne
satisfaict
iamais
a
la
loy
de
Dieu,
comme
nous
dirons
encores
puis
apres.
[fol
94]
Au
reste
il
seroit
aussi
bon
et
utile
de
taxer
icy
les
opinions
qui
ont
este
semees
touchant
]e
merite
de
congruite,
qu'on
appelle,
lesquelles
ont
opprime
et
abatu
la
doctrine
de
la
foy
iustificante,
et
de
la
remission
des
pechez
gratuite
en
Christ.
Car
combien
que
Dieu
requiere
honnestete
de
vie,
mesme
en
ceulx
qui
ne
sont
point
regenerez,
et
punit
les
transgressions
tant
par
peines
temporelles,
que
eternelles,
toutesfoys
il
ne
fault
penser
que
l'honnestete
de
vie
en
ceulx
qui
ne
sont
point
regenerez,
merite
remission
des
pechez.
Car
l'ame
qui
n'est
point
regeneree,
ou
elle
contemne
Dieu
par
nonchalance,
ou
bien
est
oppressee
du
iugement
et
condamnation
de
la
Loy,
elle
l'a
en
horreur,
elle
le
fuyt
et
murmure
contre
luy:
mais
elle
commence
a
l'aymer,
quand
elle
est
redressee
par
foy,
et
congnoist
la
remission
des
pechez
estre
en
Iesus
Christ.
Voila
le
commencement
de
aymer
Dieu.
Et
pourtant
il
nous
fault
reiecter
et
mettre
bas
ces
songes
des
moynes,
qui
ont
imagine
que
l'homme
non
regenere
pouvoit
aymer
Dieu,
et
faire
la
loy
quand
a
la
substance
des
oeuvres.
Nous
pensons
bien,
que
ces
opinions
sont
aussi
reprouvees
du
Livre:
mais
nous
avons
voulu
reciter
cela,
affin
qu'il
apparoisse
comment
nous
entendons
le
Livre.
En
l'article
du
peche
originel,
ou
il
est
dict
que
le
materiel
demeure,
c'est
a
dire
la
concupiscence,
griefve
maladie,
infirmite
etc.,
que
ce&
parolles
soyent
adioustees:
que
c'est
un
vice
repugnant
a
la
loy
de
Dieu,
comme
il
fust
accorde
a
Vormes.
Et
de
faict,
le
Livre
ne
veult
pas
que
ce
mal
soit
extenue,
veu
que
c'est
une
repugnance
a
la
loy
de
Dieu,
mauvaise
et
pernicieuse,
comme
il
appert
assiduellement
en
tant
de
deifaulx
que
les
coeurs
ne
sont
point
assez
enflambez
de
l'amour
de
Dieu,
que
la
crainte
et
la
foy
languissent.
Pareillement
le
Livre
confesse,
que
ceste
maladie
continuellement
engendre
mauvais
fruictz:
desquelz
les
fideles
doyvent
demander
pardon
:
et
contre
lesquelz,
ilz
doyvent
batailler
par
l'Esprit
de
Dieu.
ffol.
9
5]
En
l'article
de
la
iustification,
ou
il
est
dict
par
la
foy
efficace,
nous
avons
entendu,
que
ce
mot
a
este
deprave
par
aucuns,
qui
ont
interprete
cela,
foy
ouvrante,
comme
si
l'homme
estoit
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