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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
590
mier
lieu)
quand
David
parle
yci
des
orgueilleux,
ayons
memoire
que
c'est
le
titre
que
l'Escriture
attribue
communement
a
tous
infideles
et
contempteurs
de
Dieu.
Car
d'ou
vient
ceste
impiete
si
vilaine,
et
si
brutale,
quand
les
hommes
ne
plient
point
sous
la
main
de
Dieu,
mais
qu'ils
sont
la
endurcis,
et
s'eslevent
a
l'encontre
de
luy?
Il
faut
bien
qu'il
y
ait
un
terrible
orgueil.
Par
ainsi
donc
ceste
infidelite
donne
comme
des
cornes
a
l'homme
qu'il
se
prise
en
sa
nature
(combien
qu'il
soit
moins
que
rien)
et
cuide
estre
merveilles.
Au
contraire,
notons
qu'il
n'y
a
que
la
seule
foy,
qui
nous
puisse
induire
a
humilite,
et
qui
nous
y
forme,
attendu
ceste
enfleure
qui
est
en
nos
coeurs,
et
que
nous
crevons
de
presomption,
comme
des
crapaux.
Il
n'y
a
rien,
di-ie,
qui
puisse
corriger
ce
vice-la,
que
la
foy.
La
raison
est,
que
la
foy
nous
ameine
devant
Dieu.
Or
quand
nous
cognoissons
quelle
est
la
iustice
de
Dieu,
nous
venons
apres
a-
nous,
et
cognoissons
qu'il
n'y
a
qu'iniquite:
quand
nous
pensons
a
la
sagesse
de
Dieu,
nous
voyons
que
tout
ce
que
nous
avons
cuide
avoir
de
bon
sens,
n'est
que
vanite
et
folie.
Ainsi
donc,
quand
les
hommes
se
mirent
en
ceste
clarte
de
Dieu,
alors
ils
apprennent
qu'ils
ne
sont
qu'ordure
et
puantise,
ils
se
desplaisent
en
eux
mesmes,
et
ont
honte
de
leur
turpitude.
Voyla
comme
l'humilite
procede
de
la
foy.
Et
pourtant,
David
dit,
que
les
orgueilleux,
c'est
a
dire,
les
meschans
et
incredules,
luy
ont
forge
mensonge.
Cognoissons
donc,
que
l'orgueil
s'engendre
avec
les
hommes,
et
qu'ils
l'apportent
au
monde
quand
ils
naissent,
qu'il
croist
et
s'augmente
avec
Paage,
iusqu'a
ce
que
Dieu
Tait
corrige
par
son
sainct
Esprit,
et
par
le
moyen
de
la
foy.
Et
ainsi,
quand
nous
verrons
les
contempteurs
de
Dieu
et
les
meschans
qui
ne
scauront
que
c'est
de
se
renger
a
Dieu,
quand
nous
les
verrons
ainsi
desbordez,
ne
trouvons
point
cela
estrange,
veu
que
c'est
le
cours
de
nature.
Au
reste,
notons
bien,
que
David
alleguant
sa
necessite
a
Dieu,
nous
monstre
par
son
exemple,
que
selon
que
nous
sommes
pressez
de
tentations,
tant
plus
devons-nous
estre
hardis
a
requerir
Dieu
qu'il
nous
subvienne,
qu'il
nous
tende
la
main,
pour
nous
soustenir,
qu'il
ne
permette
point
que
nous
soyons
vaincus.
Et
cecy
est
bien
a
noter:
car
quand
nous
sommes
pressez
de
quelque
tentation,
nous
ne
scavons
que
c'est
de
venir
a
Dieu,
qui
est
le
seul
remede
par
lequel
nos
en
pouvons
estre
delivrez.
Et
ainsi
le
Diable
peut
bien
a
son
aise
trouver
accez
en
nous
pour
renverser
nostre
foy,
puis
qu'elle
est
la
comme
exposee
en
proye,
et
que
nous
ne
daignons
recevoir
le
remede
qui
nous
est
presente
pour
la
garder.
Ainsi
donc,
retenons
l'ordre
que
met
yci
David,
c'est
ascavoir,
que
s'il
y
a
de
grans
combats,
et
bien
rudes,
dont
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