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NEUFIEME
SERMON
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nature
est
si
rebelle,
que
c'est
pitie:
nos
affections
sont
des
bestes
si
terribles
qu'on
n'en
peut
venir
a
bout:
tellement
que
si
Dieu
nous
lasche
la
bride,
et
qu'il
nous
la
mette
sur
le
col,
il
ne
sera
question
que
de
nous
aigrir
a
l'encontre
:
et
d'estre
tellement
desbordez,
que
nous
ne
demanderons
qu'a
renverser
toute
iustice,
equite
et
droiture.
Brief,
ii
ne
sera
question,
sinon
que
les
hommes
se
viennent
heurter
a
l'encontre
de
Dieu
quand
ils
seront
a
leur
aise,
et
en
grande
prosperite.
Il
n'y
a
doncques
autre
remede,
sinon
que
Dieu
nous
afflige,
car
voyla
le
seul
moyen,
par
lequel
il
nous
tient
en
sa
suiettion
et
discipline,
autrement
s'il
nous
laissoit
a
repos,
il
seroit
impossible
que
nostre
nature
ne
se
rebecquast
a
l'encontre
de
luy.
Si
nous
avions
bien
retenu
ceste
lecon,
ii
ne
nous
feroit
point
tant
de
mal
d'estre
affligez
comme
il
nous
fait:
nous
prendrions
une
autre
consolation
que
nous
ne
faisons
pas
en
nos
miseres
et
en
nos
adversitez,
cognoissans
que
ce
sont
medecines
qui
nous
pourront
estre
ameres,
mais
qu'elles
nous
sont
tournees
a.
salut.
Ohoisissons
ou
d'estre
comme
bestes
errantes
voire
et
comme
enragees,
du
chemin
de
salut,
mesme
phrenetiques
pour
nous
eslever
a
l'encontre
de
Dieu:
ou
bien
qu'il
nous
batte
de
ses
verges,
et
que
nous
soyons
tellement
mattez,
que
par
ce
moyen
il
nous
renge
a
luy
obeir.
Puis
donc
qu'il
nous
revient
un
tel
profit
des
afflictions,
qu'elles
ne
nous
soyent
point
si
facheuses
a
porter:
mais
consolons-nous-y
attendans
l'issue
telle
que
Dieu
donnera.
Au
reste,
retenons
aussi
qu'il
ne
faut
point
que
nous
soyons
incorrigibles
apres
que
Dieu
aura
leve
sa
main
pour
nous
chastier,
et
qu'il
aura
rabatu
les
fols
appetis
et
desordonnez
qui
sont
en
nous,
que
nous
ne
grondions
point
comme
nous
avons
accoustume,
ainsi
que
s'il
nous
faisoit
grand
tort:
mais
souffrons
d'estre
chastiez
et
affligez
a
l'exemple
de
David.
Voyla
les
bestes
qui
sont
farouches
et
sauvages,
toutesfois,
en
la
fin
elles
peuvent
estre
dontees,
quand
il
y
aura
un
homme
d'industrie
qui
les
scaura
bien
renger.
Voyla
un
cheval
qui
est
rebelle,
et
d'une
nature
bien
fiere,
et
toutesfois,
il
se
laisse
manier
et
conduire,
il
fleschit
a
la
bride,
quand
il
y
aura
un
homme
qui
sera
adextre
pour
le
scavoir
donter.
Ie
vous
prie,
ne
devrion8-nous
pas
avoir
grande
honte
que
nostre
Dieu
s'employe
a
nous
renger,
et
a
nous
gagner
a
luy
et
qu'il
n'en
puisse
che
vir?
Ainsi
donc
a
l'exemple
de
David
taschons
de
profiter
sous
les
verges
de
Dieu,
afin
que
nous
gardions
ses
commandemens
apres
qu'il
nous
aura
affligez.
Or
il
s'ensuit
quant
et
quant,
Tu
es
bon
et
bien
faisant,
enseigne-moy
tes
statuts.
David
reitere
yci
la
mesme
demande
que
nous
avons
veu.
Et
c'est
ce
que
i'ay
desia
touche:
ascavoir,
qu'entre
toutes
les
oraisons
que
nous
devons
faire
a
Dieu,
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