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vaises
opinions
peuvent
facilement
avoir
lieu,
veu
aussi
que
les
cueurs
des
hommes
declinent
tousiours
en
pis,
l'authorite
de
coustume
doit
bien
estre
soubzmise
en
l'Eglise
a
la
parolle
de
Dieu,
laquelle
parolle
est
comme
une
estincelle
luisante
en
ces
tenebres
humaines,
afin
que
nous
ne
soyons
par
faulses
persuasions
et
coustumes
vicieuses
destournez
de
Dieu:
mais
nous
scavons
que
c'est
chose
difficile
de
corriger
la
coustume,
encores
quelque
mauvaise
qu'elle
soit.
Or
puis
que
vostre
maieste
nous
a
commande
de
dire
nostre
advis
et
opinion
touchant
le
livre:
premierement,
nous
appellons
Dieu
en
tesmoing,
que
nous
aussi
desirons
la
concorde
de
tout
nostre
cueur,
moyennant
qu'elle
se
face
en
sorte
que
la
clarte
et
verite
de
l'Evangile
demeure
en
son
entier,
et
ne
doubtons
pas,
que
vostre
maieste,
[fol.
89]
selon
sa
piete
et
vertu
excellente
ne
veuille
qu'on
ayt
premierement
esgard
a
la
verite
:
laquelle
doit
clairement
reluyre
en
l'Eglise.
Nous
entendons
que
des
articles
du
Livre,
les
uns
ont
este
accordez
par
les
deputez,
les
aultres
non.
Nous
avons
diligemment
poise
ceux
qu'ilz
avoyent
communement
passe:
comme
de
la
volunte
humaine,
du
peche
originel,
de
la
iustification:
et
quelques
aultres.
Or
combien
que
quelques
poinctz
ayent
mestier
de
plus
longue
explication,
comme
il
sera
notte
puis
apres:
toutesfoys,
quand
on
vouldra
prendre
a
la
bonne
part
les
choses
qui
y
sont
dictes,
et
en
iuger
amyablement,
exposant
le
tout
sainement:
nous
ne
reprenons
pas
le
iugement
des
deputez.
Nous
desirerions,
que
la
doctrine
de
la
grace
de
Christ
et
de
la
iustice
de
foy,
fust
purement
publiee
par
les
Eglises.
Veu
donc,
que
icelle
est
brievement
comprinse
au
Livre,
si
on
tache
d'avancer
le
salut
des
ames,
et
establir
bonne
concorde,
il
fauldra
adiouster
une
exposition,
de
peur
que
la
briefvete,
ou
obscurete,
n'engendre
nouveaux
combatz.
Car
nous
prenons
les
articles
qui
sont
la
en
mesme
sens,
auquel
les
mesmes
choses
sont
traictees
en
nostre
confession
et
apologie.
De
nostre
part,
nous
ne
voulons
rien
envelopper,
d'autant
qu'il
n'est
pas
ne
iuste,
ne
utile
a
l'Eglise,
de
mettre
en
avant
articles
obscurs
ou
doubteux:
lesquelz
on
puisse
tirer
a
divers
sens
selon
le
plaisir
d'un
chascun.
Parquoy,
entant
que
nous
avons
peu,
nous
avons
mis
peine,
que
nostre
sentence
fust
deuement
et
clairement
exposee:
laquelle
nous
ne
doubtons
pas
estre
vrayement
le
consentement
de
l'Eglise
Catholicque.
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