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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
586
en
l'Evangile,
ny
en
toute
l'Escriture
saincte,
que
nous
n'ayons
ceste
modestie
en
nous,
de
nous
renger
a
Dieu:
estans
tous
persuadez
que
ce
que
nous
le
tenons
estre
bon
et
fidele
envers
nous,
n'est
rien
au
prix
de
ce
qu'il
en
veut
faire
de
son
coste,
attendans
qu'il
le
nous
ait
monstre:
car
nous
sommes
rudes
et
grossiers,
et
ne
pouvons
concevoir
les
choses
qui
sont
necessaires
a
nostre
salut,
iusques
a
tant
que
nous
ayons
renge
nos
esprits
a
ceste
raison-la.
Et
voyla
pourquoy
il
y
en
a
auiourd'huy
si
peu
qui
soyent
vrais
escoliers
de
Dieu.
Car
combien
en
trouvera-on
qui
ayent
leur
esprit
ainsi
abatu
comme
il
faut?
Mais
la
pluspart
sont
des
fols
outrecuidez.
Il
y
en
aura
beaucoup
qui
tiendront
autant
de
conte
de
la
parole
de
Dieu,
comme
si
quelque
homme
mortel
et
incognu
avoit
parle.
D'autant
donc
que
les
hommes
viennent
ainsi
a
Dieu
avec
un
tel
orgueil,
il
ne
se
faut
point
esbahir
s'il
les
destitue
de
sens
et
de
raison
:
et
combien
que
le
soleil
luise
devant
leurs
yeux,
ils
demeurent
tousiours
aveugles,
et
tastonnent
comme
en
tenebres,
et
s'esgarent
en
la
fin
pour
se
rompre
le
col.
Il
ne
se
faut
point
esbahir
de
cela,
si
Dieu
les
prive
de
sa
grace,
puis
qu'ils
ne
se
sont
point
submis
a
sa
parole.
Ainsi,
quand
nous
aurons
cecy
en
nous
d'avoir
attribue
a
Dieu
l'authorite
et
honneur
qu'il
merite,
nous
pourrons
a
l'exemple
de
David,
esperer
qu'il
nous
instruira
de
plus
en
plus:
et
luy
pourrons
aussi
faire
ceste
demande.
Oar
voyla
le
premier
degre
de
toute
la
sagesse
des
Chrestiens
:
c'est
ascavoir,
qu'ils
s'humiiient
en
sorte
qu'ils
soyent
preparez
a
recevoir
tout
ce
que
Dieu
dira.
Quand
ils
ont
un
tel
preparatif,
ils
ne
peuvent
faillir,
et
ne
doyvent
point
craindre
que
iamais
Dieu
les
laisse:
mais
qu'il
desployera
sa
vertu
pour
les
maintenir,
comme
il
leur
en
a
fait
la
promesse.
Voyla
donc
quant
a
ces
deux
premiers
versets.
Or
il
s'ensuit,
Devant
que
ie
fusse
afflige,
i'erroye
:
mais
maintenant
ie
garde
ta
parole.
Yci
David
signifie
qu'il
a
este
mieux
domte
qu'il
n'estoit
auparavant
qu'il
eust
este
corrige
de
Dieu.
Comme
s'il
disoit,
Et,
Seigneur,
entre
les
autres
benefices
que
i'ay
desia
alleguez,
cestuy-ei
en
est
un
que
tu
m'as
humilie
par
afflictions:
voyla
qui
me
fait
garder
tes
commandemens.
Or
quand
nous
allegons
ainsi
a
Dieu
les
graces
qu'il
nous
a
faites
pour
nous
preparer
a
le
servir,
c'est
afin
qu'il
nous
les
augmente
et
accroisse
de
plus
en
plus,
iusqu'a
ce
qu'il
les
ait
amenees
a
leur
fin.
Maintenant
nous
avons
a
noter,
suyvant
ce
propos-la,
l'ordre
que
tient
David:
Seigneur,
dit-il,
ie
confesse
que
i'ay
erre.
Le
premier
poinct
est
ceste
confession
qu'il
fait:
car
quand
Dieu
nous
trouve
comme
sauvages
et
difficiles
a
renger,
il
faut
que
ceste
obstinationla
soit
dontee,
et
qu'il
use
de
regime
envers
nous,
afin
que
puis
apres
nons
sentions
sa
douceur.
Et
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